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Grands projets de Transmission électrique : Dans l’attente d’ un nouveau cahier des charges

Lancé il y a plus de deux mois, l’appel de réviser le cahier des charges, pour la réalisation de grands projets et de projets complexes de transmission électrique, attend toujours exécution.

L’objectif est de réaliser les projets structurants dans les règles de l’art en intégrant les percées technologiques. Pour ce faire, s’impose une synergie. Les maîtres d’œuvres, à titre d’exemple, sont sollicités pour intégrer la vision prospective et les décisions structurelles, comme l’intégration des énergies renouvelables et l’impératif de l’efficacité énergétique dans la structure générale des schémas directeurs de développement des réseaux.

Par révision, il est désigné la nécessité d’aller vers les nouvelles technologies, de travailler sur les études de réseaux en optant pour des réseaux économiques.

Il est également question de travailler à rupture, chose qui n’existe pas de nos jours. Notons que selon les prévisions, les capacités de production de l’électricité en Algérie passeront à 33.000 MW en 2022, contre 21.000 MW actuellement. Si d’importants acquis ont été réalisés, un pas décisif dans la modernisation du réseau reste à franchir pour réussir l’intégration du programme des EnR et d’efficacité énergétique.

Le maître mot est l’optimisation des capacités en intégrant la technologie numérique et optique de pointe, et l’enjeu des transporteurs est de mettre en œuvre de meilleures voies pour une intégration des flux électriques d’origine éolienne et solaire. Aujourd’hui, l’ère digitale offre aux gestionnaires du transport de l’électricité et aux distributeurs, l’opportunité d’optimiser leurs prestations respectives de services et de les faire évoluer, par les nouveaux outils technologiques, comme levier clé pour accroître leurs performances. D’aucuns estiment que la prochaine phase d’industrialisation des projets innovants pose la question du positionnement à adopter au sein des différents écosystèmes.

Pour ce faire, un maillage de proximité adapté aux nouvelles évolutions et à l’agilité nécessaire pour la sécurisation des infrastructures énergétiques, des équipements et des mouvements d’énergie, à même de renforcer l’efficacité énergétique.

À ce sujet, il y a lieu de souligner que l’utilisation des réseaux change de nature et le gestionnaire doit mettre en œuvre de multiples innovations pour accompagner ce bouleversement.

Dans cette optique, il y a lieu de rappeler qu’Abdelhamid Rais, président de l’Association des réseaux électriques à haute tension en Algérie, soulignait que les prévisions énergétiques à horizon 2028 confirment la tendance haussière de la demande en énergie électrique durant ces dernières années. Pour répondre à cette demande, sont prévus, au cours des 10 prochaines années, « la construction de plus de 15.000 kilomètres de réseau et 300 postes de transformation électrique haute et très haute tensions ».

Ce challenge, ajoutait le même responsable, est « d’autant plus important, avec l’intégration des énergies renouvelables ‘‘intermittentes’’ ». À ses yeux, « tous les efforts que nous accomplissons pour la performance du réseau ne seront pas porteurs de résultats durables s’ils ne sont pas partagés par l’ensemble des parties prenantes : industriels et scientifiques ».

El moudjahid

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