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BAD : le financement climatique pour l’Afrique est trop faible

La Banque africaine de développement (BAD) a estimé que seul 3% du financement climatique mondial parvient au continent africain où 14% de la population mondiale vivant en Afrique subsaharienne est extrêmement vulnérable aux changements climatiques.

Lors d’un symposium sur le changement climatique et la croissance verte qui a été clôturé mardi à Abidjan en Côte d’Ivoire, la BAD a estimé que « le financement climatique pour l’Afrique était trop faible ».

Pour le directeur du Département du changement climatique et de la croissance verte à la BAD, Anthony Nyong, l’Afrique est sans aucun doute le continent le plus vulnérable face au changement climatique alors qu’elle ne produit que « 4% des émissions annuelles de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale ».

« Les 14% de la population mondiale vivant en Afrique subsaharienne sont extrêmement vulnérables aux changements climatiques », a-t-il relevé, précisant que « quatre pays d’Afrique sur cinq au monde sont considérés comme les plus vulnérables ».

Les impacts du changement climatique en Afrique s’observent par des catastrophes tels que les sécheresses, les inondations et les cyclones, les élévations du niveau de la mer sur les côtes du continent qui font perdre beaucoup d’argent aux pays pour y faire face.

Selon la BAD, les pays africains consacrent environ 2% de leur PIB aux efforts de secours en cas de catastrophes.

Pour Anthony Nyong, il faut passer de l’aide d’urgence à la réduction et à la prévention des risques.

« A l’échelle internationale, 12% seulement des fonds destinés à la gestion des risques de désastres sont investis dans la réduction et la prévention des risques, tandis que 88% sont affectés à des interventions d’urgence », a-t-il fait savoir.

L’expert de la BAD pense que « ceci n’est pas durable et nécessite des efforts coordonnés pour focaliser l’attention sur le renforcement de la résilience climatique afin de faire face à ces événements et de minimiser leurs impacts plutôt que de concentrer les efforts sur les interventions après une catastrophe ».

Le symposium ouvert lundi a permis de sensibiliser les parties prenantes de la BAD et des partenaires au développement sur l’importance et l’urgence de renforcer la résilience au changement climatique en Afrique.

Il a examiné les mécanismes existants, les opportunités potentielles et les approches innovantes pour soutenir et financer la résilience face aux désastres climatiques en Afrique.

Sur la base des récents événements climatiques, notamment au Mozambique, le symposium a mis l’accent sur les interventions au niveau stratégique et la coordination d’activités qui renforcent la résilience climatique tout en créant des opportunités économiques durables pour le continent.

APS

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