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L’apport de la recherche scientifique à la relance de l’économie nationale mis en avant

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane a mis en avant samedi à Alger le rôle de la recherche scientifique dans la relance et la diversification de l’économie nationale, jugeant nécessaire d’établir des accords de partenariat intersectoriels efficaces et répondant aux exigences du développement.

Intervenant lors de la Conférence nationale des établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), le ministre a précisé que le développement de la recherche scientifique et technologique requerrait le lancement « d’un programme intégré visant notamment la réalisation de structures destinées aux laboratoires et centres de recherche en vue de regrouper les compétences et les équipements, et s’employer à aplanir les obstacles entre les établissements de l’enseignement supérieur et le secteur socioéconomique ».

Une telle démarche a pour but de « mener des recherches appliquées en mesure de contribuer à la relance et à la diversification de l’économie nationale pour couvrir différents domaines ».

« Beaucoup reste à faire dans les divers créneaux de la recherche dans le futur, maintenant qu’il faudra s’orienter davantage vers l’environnement socioéconomique en jetant des passerelles avec l’entreprise socioéconomique et en intensifiant les liens entre les deux mondes via l’établissement à bon escient de partenariats et de conventions sous-tendant efficacité et satisfaction des besoins du développement économique », a-t-il expliqué.

Passant en revue certaines conventions signées entre son secteur et les départements de l’Industrie, des Mines ou encore de la Pêche, de la Poste et du Commerce, M. Benziane a fait état de contact « perpétuel et fécond » avec d’autres secteurs et organismes en vue d’instaurer un maillage de liens intersectoriels « favorable à la relance et  à la consolidation de l’économie locale ».

L’objectif escompté, selon le ministre, est « le passage d’une recherche académique solide et fructueux à une recherche appliquée plus efficace et plus efficiente », d’où l’impératif justement de « se mobiliser et de construire des ponts avec le secteur socioéconomique ».

Le ministre a fait savoir que les investissements consentis par les pouvoirs publics pour la réalisation de structures de recherches répondant aux normes internationales au niveau des établissements de recherche, ont permis l’émergence de « centres d’excellence dans nombre de domaines de recherche », insistant sur l’impératif pour les acteurs des secteurs social et économique d’exploiter ces infrastructures.

Il sera procédé, à compter de cette année, à la mise en oeuvre des programmes nationaux de recherche dans les axes constituant une priorité dans le plan d’action du Gouvernement concernant les secteurs de la sécurité alimentaire et énergétique et la santé du citoyen », a-t-il affirmé, rappelant que ces programmes quinquennaux portent sur la réalisation de près de 750 projets de recherche.

Des chercheurs relevant des centres de recherche, des établissements universitaires et d’autres secteurs devront participer à la mise en œuvre de ces programmes, a indiqué le ministre, appelant les compétences nationales à l’étranger à adhérer à ce programme.

Benziane a relevé, par la même, l’existence de « lacunes et d’obstacles » entravant les chercheurs permanents, soulignant que leur traitement s’effectue à travers l’adoption « d’une évaluation permanente des différentes activités et des travaux de gestion et ce dans le cadre du

dialogue et de la consultation avec les partenaires concernés, à savoir les représentants des chercheurs et des fonctionnaires ».

Selon le premier responsable du secteur, les rencontres organisées avec les responsables  des établissements de recherche scientifique en novembre dernier ont permis de déterminer les difficultés entravant la stabilité des chercheurs permanents dans ces établissements », estimant que cette situation a donné lieu à « des difficultés supplémentaires pour les établissements de recherche scientifique qui pâtissent de manque d’encadrement en matière de recherche et peinent à attirer des chercheurs ».

« Les moyens de traitement de cette question seront examinés prochainement », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le ministre a mis en avant « la position mémorable des centres de recherche et de leurs unités et laboratoires durant la crise sanitaire que traverse le pays en raison de la pandémie de la covid-19, en ce sens que les chercheurs ont fait montre d’un haut sens de  nationalisme à travers leur mobilisation dans l’effort de lutte contre la pandémie.

APS

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