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Sidi Amar (Annaba) : La commune croule sous les ordures

Bastion de tous les paradoxes, Sidi Amar, la commune la plus riche de la wilaya d’Annaba, avec le complexe sidérurgique d’El Hadjar, est la ville la plus sale d’Algérie!

Plaque tournante de tous les maux: criminalité, incivisme et dégradation totale du cadre de vie et de l’environnement, Sidi Amar est la plaie béante de la wilaya d’Annaba et de toute l’Algérie Un constat malheureusement cautionné par le silence de ses habitants qui évoluent dans une anarchie préméditée, mais également par l’indifférence et le laxisme de ses élus.

Prolifération du commerce informel, squat des espaces publics par des kiosques de fortune, vendant tout et rien, déformations de façades d’immeubles et diktat des taxieurs clandestins, sont autant de dépassements que les pouvoirs locaux semblent incapables de gérer, pour ne pas dire impuissants à y faire face. Autre désolation remarquée dans cette commune, la prolifération des ordures ménagères.

Un problème devenu récurrent depuis plus d’une décennie. Tout le territoire de la commune est une décharge grandeur nature. Le phénomène n’épargne ni les bas d’immeubles ni les territoires, encore moins les chaussées, transformant, ainsi, la ville de Sidi Amar en un vaste champ d’ordures.

Ce tableau hideux est couronné par les égouts à ciel ouvert, qui, outre les odeurs nauséabondes, la prolifération des moustiques et des rats, entre autres désagréments occasionnés à l’environnement, puisque les habitants, eux, sont le premier facteur de cette dégradation, avec leur incivisme… c’est pour dire que la commune industrielle de Sidi Amar est tout, sauf une ville où il fait bon vivre. Elle est un foyer de maladies transmissibles et une favela de la criminalité dans toutes ses dimensions, mais elle est, surtout, la circonscription des luttes intestines entres les élus, dont l’intérêt citoyen est relégué aux calendes grecques.

C’est à se demander quel est l’intérêt de leur élection, si le cadre de vie des administrés ne représente pas leur priorité? Même si la responsabilité du citoyen y est pour quelque chose dans cette situation chaotique, il n’en demeure pas moins, à la décharge de ces responsables présents pour les fauteuils et absents pour la responsabilité.

Aujourd’hui, au point où est la situation, ce n’est plus l’alarme qu’il faut tirer, c’est plutôt la sirène, pour tenter de réveiller certaines consciences, en hibernation.

Ainsi, évoluant dans un cadre environnemental dangereux, bon nombre d’habitants de la commune de Sidi Amar, interpellent le premier responsable de la wilaya d’Annaba, pour trouver une solution à une situation qui, avec la propagation de la pandémie de Covid-19, risque de provoquer une crise sanitaire épidémiologique plus grave, puisque, convient-il de le souligner, les quelques élus intègres de l’APC de Sidi Amar, semblent bien dépassés par cette pollution urbaine et l’entassement des ordures ménagères. Notons que les quelques timides campagnes de nettoiement, engagées par des citoyens, ont été vaines. Même l’APC de Sidi Amar a fait appel au secteur privé, priant les habitants de contribuer à l’élan de l’effort continuel, à savoir la préservation de l’environnement.

Ces actions témoignent de la dégradation de l’environnement et par conséquent, alerte sur les dangers d’une imminente catastrophe écologique. Ce constat, plus effrayant qu’alarmant, interpelle aujourd’hui à plus d’un égard, la conscience citoyenne et celle des responsables locaux, qui seront tenus pour fautifs, en cas de catastrophe sanitaire, due à la propagation, que pourront occasionner, ces ordures jonchant l’ensemble du territoire de la commune de Sidi Amar.

l’Expression

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