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L’Etat face au double défi technique et technologique :Accélération du développement des énergies renouvelables et de l’industrie minière

Evaluation du potentiel concret des énergies renouvelables et des richesses minières inexploitées ainsi que leur stratégie de développement sont à l’avant-plan des débats et des réunions multiples organisées ces derniers mois par le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, avec son gouvernement.

A chaque fois, l’Etat exprime son ambition et sa détermination d’investir dans ces deux secteurs étant une principale ressource de croissance, de compétitivité et de productivité à long termes, mais surtout une alternative aux énergies fossiles tarissables et onéreuses. Avec la crise perpétuelle des prix du pétrole qui ne risque pas de se dissiper au vu de la conjoncture économique internationale, l’Algérie n’a d’autre choix que de s’orienter vers les énergies renouvelables et le développement de l’industrie minière en profitant de son environnement favorable au développement des énergies renouvelables. Anticipant en parallèle l’innovation dans ces deux secteurs afin de préserver l’avantage concurrentiel et rattraper le retard cumulé en la matière. L’Algérie dispose d’un bassin de ressources naturelles diversifiés, mais surtout inexploité.

Cependant, pour parvenir à mettre en œuvre le plan du gouvernement, il faudrait canaliser les ressources, mais aussi les moyens d’exploitation trop coûteux en raison de la complexité liée à l’exploration, exploitation et utilisation des richesses minières qui nécessité une gestion efficace. Pour se démarquer en cette conjoncture économique mondiale difficile, l’Algérie aura besoin d’une véritable expertise dans le domaine et qui contribuera sûrement, à long terme, en matière de l’innovation technologique indispensable pour renforcer le retour sur l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables et des mines.

L’Etat semble déterminé à développer ces deux créneaux, sans restreindre pour autant la production pétrolière qui demeure, toutefois, la source de revenue principale des finances publiques. L’Etat algérien est conscient, aujourd’hui, que ces ressources naturelles sont au cœur des changements transformateurs à l’international et constituent une valeur sûre pour diversifier les revenus, mais surtout atténuer la pression sur les énergies fossiles.

La création d’un ministère de la Transition énergétique dans le cadre du dernier remaniement et la dernière instruction du Président Tebboune d’exploiter la mine de fer de Ghar-Djebilet, située dans la wilaya de Tindouf et celle de Zinc d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, témoignent de la détermination de l’Etat à se libérer des revenus des hydrocarbures en misant sur de nouvelles perspectives.

Il devra faire face aux défis technique, mais surtout financiers vu les coûts élevés qu’exige l’exploration et l’exploitation de ces ressources. L’insistance et l’attachement du gouvernement à accélérer l’exploitation des richesses minières et la relance de l’industrie minière, tout en mettant en avant le développement accéléré des énergies renouvelables démontrent la détermination de l’Etat non seulement d’accélérer la mise en œuvre de son plan sur l’échelle nationale, mais aussi sa volonté à déterminer les priorités régionales dans l’objectif de coordonner et rationnaliser les financement de ces projets et profiter du capital humain, en interne.

Quand le Président Tebboune a instruit les membres du gouvernement d’entamer «l’exploitation de ces deux importants gisements», il a évoqué l’«impératif de générer de la valeur ajoutée dans chaque projet et à explorer toutes les terres, y compris les terres qui renferment des minéraux rares, aux fins d’amortir le recul des recettes de l’Etat».

L’Etat compte désormais, développer les grands projets de fer de Ghar Djebilet et la transformation des phosphates, du sel, du marbre, des polymétaux… Des ressources sous-exploitées et qui constituent le poids de l’industrie minière dans le paysage énergétique algérien qui permettraient de répondre aux besoins locaux.

Comme nous l’avons cité plus haut, le développement du secteur minier est indissociable de celui des énergies renouvelables qui soutiennent tous les processus et étapes de l’exploitation de ces gisements qui ont une dépendance accrue à l’énergie, sinon le secteur court un risque permanent de blocage qui auront des répercussions négatives sur l’industrie minière.

Ce qui explique l’investissement de l’Etat dans l’accélération du développement urgent des énergies renouvelables pour comptabiliser les deux secteurs. Il est appelé de les développer au cours des années à venir et relever un défi de taille.

La Nouvelle République

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