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DESSALEMENT DE L’EAU :Les chercheurs planchent sur un projet révolutionnaire

C’EST UN SYSTÈME qu’on peut qualifier de trois en un. C’est-à-dire, c’est une station de dessalement d’eau de mer ou saumâtre mobile qui fonctionne à l’énergie solaire programmée aussi pour effectuer le pompage.

Un système de dessalement de l’eau de mer à partir de l’énergie solaire mobile. C’est là le nouveau projet pilote sur lequel se penchent les chercheurs de l’Unité de développement des équipements solaires (Udes) deBou Ismaïl. Un système de production d’eau non conventionnelle révolutionnaire en Algérie, dont la conception intervient dans un contexte marqué par une diminution sensible de la ressource hydrique renouvelable dans le pays, où le ratio de celle-ci par habitant est moins de 500 m3 /an, soit moins de 50% du seuil standard de rareté fixé par la Banque mondiale. «C’est un système qu’on peut qualifier de trois en un. C’est-à dire, c’est une station de dessalement d’eau de mer ou saumâtre mobile qui fonctionne à l’énergie solaire programmée aussi pour effectuer le pompage», révèle Noureddine Yassaa, directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables,dont dépend l’Udes.

Présent à la clôture hier de la conférence internationale sur les technologies durables pour le traitement de l’eau et de l’environnement, le DG du CDER a souligné que «la problématique qui nous intéresse est comment intégrerles énergies renouvelables, alternatives ou d’une manière générale les énergies propres, dans le domaine de l’eau, que ce soit dans la distillation, le traitement ou le dessalement». «Il faut savoir que ces procédés sont énergivores (3kw/h pour le dessalement).

Intégrer les énergies renouvelables, c’est revenir à réduire l’usage de l’énergie thermique (gaz…), et partant réserver l’énergie économisée à d’autres secteurs ou l’exporter», soutient-il. En outre, explique-t-il, grâce à cette filière, l’intégration des énergies renouvelables dans le domaine de l’eau, notamment dans la production de l’eau non conventionnelle, c’est toute une industrie sous-jacente qui verra le jour.

«Notre pays dispose de chercheurs dans ce créneau qui disposent d’un savoir-faire et d’une maîtrise technique avérés. Notre objectif est de travailler en synergie avec les secteurs concernés (hydraulique, industrie et énergie) et en général avec la sphère socioéconomique pour que nos solutions techniques et nos prototypes puissent prendre corps à l’échelle industrielle, note Yassaa.

Concernant l’intégration de la technologie durable dans le recyclage des eaux usées, le DG du CDER estime que la réutilisation de l’eau, après traitement, dans le domaine de l’irrigation est une alternative stratégique dans le développement de l’agriculture.

Sud Horizons

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