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En bref…

– De nouvelles mesures de recyclabilité pour l’électroménager

Réfrigérateurs, lave-linge, lave-vaisselle ou encore téléviseurs vendus dans l’UE vont pour la première fois devoir répondre à des «exigences en matière de réparabilité et de recyclabilité». Une décision prise par la Commission européenne qui a adopté avant- hier de nouvelles mesures pour allonger la durée de vie de plusieurs appareils électroménagers de la vie courante.

Le but est de les rendre moins gourmands en énergie. Ces règles, qui vont entrer en vigueur dans les prochaines semaines, combinées à la nouvelle législation sur l’étiquetage énergétique adoptée en mars, doivent permettre de réaliser une économie d’énergie annuelle équivalente à la consommation d’énergie du Danemark.

Pour les ménages européens, cela représente, selon les estimations de la Commission, une économie moyenne de 150 euros par an sur leur facture d’énergie. La législation porte notamment sur les pièces de rechange qui devront être disponibles sur une longue période après l’achat, soit par exemple 7 ans au minimum pour les réfrigérateurs, ou 10 ans minimum pour les lave-linge et lave-vaisselle ménagers.

De plus, le fabricant devra assurer la livraison des pièces dans un délai de 15 jours ouvrables. La consommation d’eau est également dans le viseur de la nouvelle législation : les mesures applicables fixent une consommation maximale par cycle.

– Greenpeace : Les solutions alternatives au plastique augmentent la pollution

Les solutions alternatives au plastique augmentent la pollution, selon Greenpeace. Pour cette ONG, les produits à usage unique en carton, en papier ou en bioplastique «renforcent la culture du jetable» annonce Greenpeace, dans son rapport intitulé «Throwing Away the Future» et publié avant-hier.

Greenpeace dénonce les «fausses solutions» proposées par l’industrie des biens de consommation pour lutter contre l’utilisation des plastiques.

Produits jetables en carton, en papier ou en bioplastique augmentent la pollution, affirme l’organisation verte. Les produits en carton ou en papier alternatifs au plastique proposés par l’industrie ne font que «remplacer un gaspillage par un autre», poursuit l’ONG.

Quant aux bioplastiques, «ils ne se décomposent pas du tout ou beaucoup trop lentement» dans des conditions naturelles. «Les produits à usage unique, quels qu’ils soient, renforcent la culture du jetable, à laquelle nous devons les immenses montagnes de déchets qui polluent l’environnement» écrit l’organisation dans son rapport .

L’ONG accuse les grands groupes commerciaux de profiter des modèles jetables, au lieu de trouver une solution durable. Le texte pointe également l’inefficacité du recyclage. «Plus de 90% du plastique produit globalement n’a jamais été recyclé.»

– Un iceberg de 1600 km² se détache en Antarctique et c’est normal

Un iceberg de l’Antarctique, grand comme quinze fois Paris, s’est détaché il y a quelques jours, ont observé des scientifiques, mais l’événement fait partie du cycle normal des calottes glaciaires, disent-ils.

L’iceberg baptisé D28 s’est détaché de la barrière de glace d’Amery, sur l’est du continent entre les 24 et 25 septembre, selon les observations de deux satellites, l’un européen et l’autre américain de la Nasa. Il mesure 1 582 km², selon le programme européen Copernicus.

Il fait environ 210 m d’épaisseur et contient 315 milliards de tonnes de glace, estime la glaciologue américaine, Helen Amanda Fricker. Ces chiffres peuvent sembler impressionnants, mais la production d’icebergs fait partie du cycle normal des barrières de glace, qui sont le prolongement de la calotte glaciaire sur l’eau, prévient-elle.

«Les barrières de glace doivent perdre de la masse car elles sont constamment en train d’en gagner. Elles veulent conserver leur taille», explique à l’AFP Helen Amanda Fricker, professeure au centre d’océanographie Scripps à l’université de Californie San Diego.

Le gain de masse vient de la neige qui tombe sur le continent et les glaciers (rivières de glace) qui avancent doucement vers les rivages. Il est crucial d’avoir en tête que l’est de l’Antarctique est différent de l’ouest du continent et du Groenland qui, eux, se réchauffent à grande vitesse en raison du changement climatique.

– Un nouveau projet pour les pays du Sud méditerranéen pour une meilleure gestion de l’eau

Un nouveau projet de soutien régional sur quatre ans, financé par l’UE, vient d’être lancé. Le Mécanisme de soutien Eau et Environnement «Water and Environment Support» dans les pays voisins du Sud vise à protéger l’environnement et à améliorer la gestion des ressources en eau rare dans la région méditerranéenne. Il s’attaquera aux problèmes liés à la prévention de la pollution et à l’utilisation rationnelle de l’eau.

Ce nouveau projet s’appuie sur des programmes antérieurs réussis, financés par l’UE tels que SWIM-Horizon 2020. Les pays partenaires de ce projet, dans lesquels la plupart des activités seront mises en œuvre, sont l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Libye, la Palestine et la Tunisie.

Les activités régionales du projet sont également ouvertes à l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Mauritanie, le Monténégro et la Turquie. Le projet Water and Environment Support a été conçu et fonctionnera comme un mécanisme d’appui régional aux pays partenaires, créant un environnement favorable, des synergies et des opportunités de collaboration dans les domaines de l’eau et de l’environnement.

Plusieurs projets de démonstration, financés par l’UE, se concentrant sur l’utilisation rationnelle de l’eau dans la région bénéficieront également d’une assistance technique dans le cadre de ce programme.

– La justice de l’UE valide les règles sur les pesticides

La justice européenne, saisie par un magistrat français qui doit juger des militants ayant vandalisé des bidons d’herbicide contenant du glyphosate, a estimé mardi qu’ «aucun élément» ne permettait de remettre en cause la validité de la législation de l’UE sur les pesticides. «Les règles procédurales applicables à l’autorisation de produits phytopharmaceutiques, notamment les produits contenant du glyphosate, sont valables», résume la Cour de justice de l’Union européenne dans un communiqué de presse.

En octobre 2017, un juge français avait accepté la requête de défenseurs de l’environnement poursuivis pour avoir dégradé des bidons de désherbant (du Roundup, un produit de Monsanto, selon la CJUE) d’interroger la justice européenne sur la validité du règlement européen que les militants ne trouvaient pas assez sévère. La Cour ne trouve pas d’élément permettant d’invalider la réglementation européenne.

Elle souligne que le fabricant n’a pas la possibilité de choisir quel composant du produit doit être considéré comme une substance active aux fins de l’instruction de la demande d’autorisation. Puis, il est bien prévu que la procédure d’autorisation d’un produit prenne en compte les effets cumulés d’une substance avec d’autres composants du produit.

La justice souligne que la procédure permet à la Commission de consulter un laboratoire de référence et des experts ainsi que de réexaminer l’approbation d’une substance active à tout moment, notamment pour prendre en compte de nouvelles connaissances scientifiques et techniques.

 

El Watan

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