Zones de pêche : Pour une exploitation durable

Lundi 22 avril 2019

« La création et la gestion des Zones de pêche réglementées (ZPR) nécessite l’implication et la concertation avec les pêcheurs et les professionnels du secteur pour une exploitation durable de la ressource halieutique ». C’est ce qu’a indiqué dernièrement, à Alger, le directeur général de la Pêche et de l’Aquaculture au ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, qui s’est exprimé lors d’un atelier de concertation sur les zones de pêche réglementées.

M. Taha Hamouche a souligné à ce propos l’importance d’adopter une démarche « participative » et « consultative » impliquant les acteurs du secteur invités à décliner leurs points de vue sur la création de ces zones et expliqué que la création des ZPR fera l’objet d’un décret exécutif qui s’inscrit dans le cadre du mandat de la direction générale pour la pêche et l’Aquaculture. Ce texte réglementaire doit encadrer, a-t-il fait savoir, la construction des zones de pêche réservées en vue d’assurer une exploitation « durable » de la ressource halieutique ainsi que la conservation et la régénération des écosystèmes, favorisant le maintien et le développement de cette ressource.

Le même responsable a rappelé que le secteur de la pêche a pris des mesures visant la protection de la ressource à travers notamment la définition des lignes de références avec des zones interdites à la pêche et l’instauration de la période de repos biologique pour certaines espèces. Cet atelier est une occasion pour informer les administrations et les parties prenantes concernées sur les expériences régionales en Méditerranée, sur les actions récentes en Algérie développés par la DGPA et le programme d’appui à la diversification de l’économie pour le secteur de la Pêche et de l’Aquaculture (DIVECO 2).

Lancé en 2015, DIVECO 2, un programme de coopération avec l’Union européenne, vise à appuyer le secteur de la Pêche dans l’exécution de sa stratégie et prendra fin en mai prochain. Un nouveau programme de coopération halieutique avec l’UE est, à ce titre, en cours de discussion et devra être mis en œuvre à partir de 2020.

Pour rappel, les ministres de l’Environnement et des Energies renouvelables et de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche avait procédé, récemment, à la signature d’une convention de coopération scientifique et technique dans le domaine de l’environnement marin.

A cette occasion, le ministre, Cherif Omari, avait déclaré que cet accord éminemment fructueux s’inscrit dans la volonté de « protéger » notre bande côtière, sa faune ainsi que sa flore, et de « renforcer » la production halieutique. « Cette convention permettra, par ailleurs, de protéger tant l’écologie que l’environnement et de renforcer les capacités scientifiques et techniques des coopérants. Enfin, dans ce même sillage et lors d’une précédente déclaration à la presse, le directeur général de la pêche et des ressources halieutiques, Taha Hamouche, avait affirmé que la surveillance environnementale permet au secteur de « mieux gérer » l’effort de pêche et de classer les zones de pêche et d’aquaculture suivant les normes de sécurité sanitaire nationales et internationales.

L’environnement marin et le littoral subissent une charge polluante urbaine et industrielle dont l’impact sur le milieu marin et les produits halieutiques est à surveiller et à évaluer périodiquement.

En collaboration avec plusieurs institutions d’analyse et de recherche intersectorielles, la Direction générale de la pêche et de l’aquaculture dépendant du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche avait mis en place un dispositif de suivi et d’évaluation de l’état de salubrité des milieux et des produits de la pêche.

Elmoudjahid

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