Algérie : etablir un cadre législatif à l’investissement vert pour parvenir à un développement durable (rencontre)

Jeudi 18 octobre 2018

Les participants à une rencontre internationale sur “le rôle des politiques publiques pour répondre aux exigences de l’économie verte et du développement de l’économie”, ont relevé mercredi à Constantine, les avantages de l’entreprenariat vert, soulignant la nécessité d’un cadre législatif rigoureux dans ce domaine d’investissement pour parvenir à un développement durable.

S’exprimant lors de cette rencontre, Samira Mohsen de la Faculté des sciences économiques, commerciales et de gestion à l’université Abdelhamid Mehri (Constantine 2) a affirmé que la mise en place d’un cadre législatif rigoureux dans le domaine de l’investissement vert, qui “constitue une nécessité”, permettra de parvenir à un développement durable. Elle a par ailleurs indiqué que l’élaboration d’un cadre réglementaire rigoureux permettra de “déterminer les droits législatifs, créer des incitations pour booster l’activité économique verte, éliminer les obstacles entravant les investissements dans ce domaine et parvenir à un développement durable”. “L’orientation vers l’économie verte est un processus long et ardu émanant d’une volonté politique”, a souligné la même intervenante, ajoutant que “la réflexion sur la transition vers une économie verte s’impose après les nombreuses crises économiques ainsi que l’échec de l’économie mondiale”. Elle a estimé que l’économie verte est un moyen pour parvenir au développement durable et à l’éradication de la pauvreté du fait qu’elle touche “tous les aspects de la vie et du développement des pays”.

Elle a également fait savoir que l’économie verte regroupe plusieurs centres d’intérêt, entre autres l’énergie durable, l’utilisation efficace des ressources en eau, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’agriculture, la pêche, la protection des forêts, la bonne gestion des déchets et le tourisme durable. A son tour, Rachida Boukrat de l’université Abdelhamid Mehri, a expliqué que “l’entreprenariat vert en Algérie offre des possibilités illimitées en matière de réalisation de projets écologiques fondés sur le principe de production, tout en minimisant les risques de pollution et d’émissions de gaz à effet de serre”. Le nombre d’entreprises travaillant dans le domaine du tri et du recyclage des déchets a atteint 25.000 en Algérie jusqu’en 2017, tandis que le nombre d’institutions activant dans l’économie verte est estimé à 273.000 entreprises, a aussi précisé la même intervenante.

De son côté, le président de cette rencontre a fait savoir que cette conférence vise à mettre en évidence les politiques publiques dans le domaine de l’environnement, clarifier les concepts de base du développement durable et souligner l’importance de la comptabilité et l’audit environnemental en tant qu’outils de gestion environnementale, ainsi que le rôle des petites et moyennes entreprises dans la réalisation du développement durable.

Cette rencontre internationale qui se poursuivra jusqu’à jeudi, avec la présentation de plusieurs interventions de spécialistes venus de l’intérieur et de l’extérieur du pays, portant notamment sur “la responsabilité sociale des PME algériennes” et “le rôle des investissements publics dans la satisfaction des exigences du développement durable en Algérie au cours de la période allant de l’année 2001 à 2017”.

Maghreb Emergent

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