Pollution de l’air : Un danger permanent 1.000 décès par an ont pour origine un asthme

Mardi 2 octobre 2018

La qualité de l’air que nous respirons a bel et bien changé. Nous sommes loin de l’époque où nos poumons étaient « remplis » d’air pur, gorgés de bonnes doses d’oxygène qui les maintenaient en bon état. La pollution et la surpopulation ont fait leur effet sur notre santé. Le cadre de vie, de manière générale, ne cesse d’encaisser des “coups environnementaux”, tous les jours que dieu fait. Les conséquences spectaculaires, voire dramatiques, du bouleversement « urbain » sont là. En effet, les spécialistes de la santé et de l’environnement ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la grande menace de la pollution atmosphérique qui se propage, en raison de la croissance du nombre d’usines et de complexes industriels, d’une part, et l’explosion du parc automobile national qui frôle aujourd’hui les six millions. C’est une réalité, l’air est dans tous ses états, avec autant de véhicules qui circulent, à longueur de journées, dégageant des quantités énormes de gaz toxiques. La pollution de l’atmosphère, dans la capitale plus particulièrement, a atteint, ces dernières années, des seuils intolérables. Pour preuve, le rapport de l’organisation mondiale de la santé, établi en 2017, classe l’Algérie parmi les contrées enregistrant les taux les plus élevés en termes de mauvaise qualité de l’air dans le monde. Ce dernier, à vrai dire, va jusqu’à affirmer qu’au nord du pays, les particules dans l’air dépassent de loin les normes mondialement admises, avec des taux se situant entre 16 et 25 microgrammes alors qu’elles ne devraient pas dépasser les 10 microgrammes. Pis encore, la pollution, ajoute le même document, est à la fois visible et vérifiable. La cause reste la recrudescence du nombre de véhicules qui transitent quotidiennement par Alger. La capitale politique et économique du pays paie cher son statut, si l’on sait que pas moins de 4 millions de véhicules transitent quotidiennement par cette dernière. Un chiffre qui donne carrément des sueurs froides avec tous ces tuyaux d’échappement en folie.

1.000 décès par an ont pour origine un asthme

Aujourd’hui, le préjudice causé à la santé des citadins, et des Algérois en particulier, est lourd. Le nombre des personnes touchées par les pathologies respiratoires augmente d’année en année. Et bien entendu, la qualité de l’air est pointée du doigt par les médecins. Près de 4% de la population sont asthmatiques et 20% aboutissent généralement vers un asthme inévitable, en raison d’une pollution atmosphérique manifeste, selon ces derniers. Il faut signaler aussi que la pollution de l’air engendre également des coûts supplémentaires pour notre système. Les dégâts de la mauvaise qualité de l’air sont là. à Alger, par exemple, 12% des cas d’asthme sont signalés au niveau de cette même ville. On se demande de nos jours du sort du fameux réseau de surveillance de l’air, à Alger, en l’occurrence « SAMA SAFIA », créé, dans les années 2000 et dans certaines grandes villes du pays pour mesurer le taux de pollution au niveau de celles-ci. La relance de ces projets, à l’heure de l’explosion du parc automobile, est plus que nécessaire pour sauver nos villes, d’autant plus que pas moins de 1.000 décès des suites d’un asthme chronique sont enregistrés chaque année en Algérie.

Elmoudjahid

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