Leila Bouhali, une femme modèle au service de l’environnement

Dimanche 11 mars 2018

Leila Bouhali est une enfant de Djelfa, ingénieur de son état, elle a été déléguée par le ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables pour la mise en £uvre d’un projet pilote de recyclage des déchets urbains, une tache difficile que son amour sans limites pour la cause environnementale à aider à mener à bien.

Ainsi armée d’une volonté à toutes épreuves, cette fille d’Eve au caractère bien trempé, a su donner du sien pour mener à bien ce projet d’importance et dont la difficulté, au vue de son caractère novateur, aurait freiner plus d’un.

Mais c’était sans compter sur sa ferme volonté de réaliser ses ambitions, "un élément qui compte dans l’action environnementale".

Déterminée à agir pour la cause environnementale, elle choisit de s’inscrire en 1986 dans la filière de génie chimique à l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediene d’Alger.

En 2008, la mise en oeuvre de la stratégie nationale globale de la gestion intégrée des déchets urbains, a valu à la wilaya de Djelfa d’être destinatrice d’un projet pilote dédié au recyclage des déchets

papier-carton. Un projet d’importance dont les rênes ont été confiées à la jeune ingénieure Leila Bouhali, qui dés lors s’engagea corps et âme dans l’activisme environnemental et écologique, en faisant du tri sélectif des déchets son cheval de bataille.

"Avec un groupe de jeunes recrutés dans le cadre du filet social (3000 da)", se souvient-elle dans un entretien accordé à l’APS, cette femme modèle a su palier l’" absence des moyens matériels", qui a été, selon ses dires, "largement compensée par la détermination et la bonne volonté des personnes liées à ce projet.

Outre une dizaine d’employés recrutés au titre du filet social, le projet, inscrit dans le cadre du soutien des collectivités locales dans la modernisation de la gestion des déchets urbains, fut lancé avec les moyens modestes du parc communal de Djelfa, soit un tracteur, un hangar et un compresseur à déchets fourni par le groupe Gipec.

Et de poursuivre : "Après 10 ans de mise en oeuvre, je considère que le projet est une réussite puisque nous avons pu instaurer une culture de tri sélectif des ordures dans la ville de Djelfa".

"La société civile est aujourd’hui très impliquée dans ce concept environnemental", s’est-elle félicitée." Ma joie est immense à l’idée de penser qu’à chaque fois que nous recyclons une (1) tonnes de déchets en papier et carton, nous assurons une économie de 23 arbres, outre la réduction de la facture énergétique et de l’eau".

"L’action de proximité et d’information fut d’une grande aide pour nous, au vue de la spécificité de la région ", a-t-elle encore relevé.

A ses débuts, le projet assurait une collecte mensuelle de 10 tonnes de déchets (papier-carton), contre une vingtaine de tonnes actuellement. Cette quantité collectée est ensuite livrée au Groupe Tonic pour recyclage.

Cette opération marque, selon Mme Bouhali, la contribution considérable de la wilaya de Djelfa dans le marché national du recyclage du papier.

Aujourd’hui, cette ingénieur de formation se dit " fière d’avoir contribué au renforcement des services communaux d’hygiène avec des mécanismes de gestion rationnels et écologiques", tout en ayant participé à l’ancrage, chez le citoyen de Djelfa, d’une "culture de tri et de recyclage des déchets, à l’opposée de sa vision conventionnelle sur les ordures".

"Désormais, le citoyen est convaincu de l’intérêt des déchets recyclables, en tant que source de richesse et de valeur ajoutée pour les collectivités, en perspective de l’intégration d’une économie verte, garante d’un développement durable", a soutenu cette mordue de l’environnement.

Dans le cadre du même projet, Mme Bouhali ne manque jamais une occasion pour se "faire entendre" dans des émissions radiophoniques locales dédiées à l’écologie et à la gestion durable de l’environnement.

Un travail acharné, qui somme toute a porté ses fruits, car l’atelier de recyclage qu’elle gère est quotidiennement le point de convergence de nombreux citoyens et autres entreprises publiques et économiques diverses, qui viennent y déposer leurs déchets en papier et carton.

Le succès de ce projet est tel, que sa gérante compte se lancer dans un autre créneau, celui de la récupération du verre, dans un objectif de " soutenir encore plus l’économie locale et assurer des revenus supplémentaires à la collectivité, tout en contribuant à la promotion d’une économie verte, telle que souhaitée par l’Etat algérien, qui accorde beaucoup d’intérêt à ce secteur".

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