Des licences professionnelles en énergies renouvelables à l’université Constantine 1

Dimanche 7 février 2016

Des licences professionnelles en mécanique, sciences topographiques et énergies renouvelables ont été retenues par l’université Constantine 1 dans le cadre du programme Co-construction d’une offre de formation à finalité d’employabilité élevée (COFFEE), a indiqué dimanche le recteur de cet établissement.

"Ces filières ont été choisies en collaboration avec des entreprises publiques dans l’objectif de répondre aux besoins économiques exprimés", a précisé Abdelhamid Djekoun à l’APS, en marge d’une journée de sensibilisation autour du projet COFFEE, tenue au campus Tidjani-Haddam.

Il a ajouté, dans le même contexte, que le projet COFFEE initié en collaboration avec l’université de Montpellier (France) vise à "renforcer les entreprises avec des cadres rapidement opérationnels à la faveur d’une formation professionnalisante ciblée".

Affirmant que la démarche d’associer université et opérateurs économiques dans la création d’un canevas de licence professionnelle assure une "meilleure visibilité à l’université", M. Djekoun a soutenu que l’université Constantine 1 oeuvre à élargir le cercles de ses partenaires économiques, et cible aussi bien le secteur public que privé.

De son côté Mohamed-Nadjib Kazi, de l’université de Montpellier, coordinateur du programme COFFEE, mettant en avant l’avantage "d’enseigner utile", a souligné que "seulement 5 % des étudiants en master dans les universités algériennes sont inscrits en doctorat, et que 85 % des diplômés en master ne sont pas formés à l’emploi".

M. Kazi qui a également soutenu que COFFEE est un ‘‘projet ambitieux’’ formant des "diplômés employables et rentables", a invité l’ensemble des opérateurs économiques présents à "penser à proposer des métiers requis dans le monde économique".

Au cours du débat auquel ont pris part des cadres dirigeants des plus grandes entreprises publiques économiques du Constantinois, ainsi que des investisseurs privés, il a été déploré la disparation, du cursus universitaire, de spécialités telles que "l’organisation des chantiers" ou "les pathologies du bâtiment".

D’autres intervenants ont évoqué "des incohérences dans certaines formations", soutenant que dans la filière des finances, beaucoup de spécialités sont "ignorées" ce qui rend, de leur avis, difficile au nouveau diplômé d’intégrer une entreprise économique.

L’handicap de la langue a également été abordé par d’autres intervenants qui ont estimé, à ce propos, que beaucoup de spécialités requérant une parfaite maîtrise des langues française et anglaise, beaucoup de diplômes se retrouvent, de fait, "désarmés", ce qui a exigé, a-t-on soutenu, des modules de langues étrangères pour certaines formations.

Lancé en octobre 2015, le projet COFFEE rassemble un consortium de 18 partenaires européens et algériens, dont le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, neuf (9) universités algériennes, cinq (5) européennes, la chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) et l’Association pour le développement et la promotion de l’entreprise (ADPE).

Soutenu par la commission européenne avec un budget de plus de 900.000 euros, le projet COFFEE, qui devra prendre fin en octobre 2018, proposera, au terme du partenariat, une maquette pour la construction des licences professionnalisantes devant renforcer la relation université-entreprise.

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