Les stations d’épuration de Baraki et de Beni Messous doubleront leurs capacités dès juillet

Jeudi 11 juin 2015

Le wali Abdelkader Zoukh a indiqué mercredi à Alger que les capacités de traitement des stations d’épuration de Baraki et de Beni Messous seront doublées à la faveur de la mise en service en juillet prochain de deux extensions.

"Le taux de traitement des eaux usées dans la wilaya d’Alger est actuellement de 65%. Ce taux va atteindre les 85% grâce notamment à la mise en service, en juillet prochain, d’une extension à la station de Baraki et d’une autre à celle de Beni Messous", a précisé M. Zoukh lors d’une visite d’inspection à ces deux chantiers.

Mise en service en 1989 et réhabilitée après une longue période de fermeture, la station d’épuration de Baraki fonctionne depuis 2008 avec une capacité de 900.000 équivalents habitants (éq.hab). Sa capacité sera doublée à 1,8 million éq.hab grâce à l’inauguration, initialement prévue en avril dernier, de la 2e tranche de la station.

Les travaux de réalisation de cette extension qui a coûté 8,798 milliards DA, ont été lancés en avril 2012 pour un délai de réalisation de 32 mois (janvier 2015). Actuellement, le chantier enregistre un taux d’avancement de 90% dans la phase équipement, la partie génie civil étant achevée, selon la fiche technique du projet.

Avec la mise en service de la 2e tranche, la station de Baraki, où une 3e tranche est à l’étude, permettra à la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL) qui la gère, de traiter à partir de cet été les eaux usées que génèrent les habitants des 30 communes du centre-ville de la capitale, selon la même source.

La station de Beni Messous (250.000 éq.hab), opérationnelle depuis 2007, verra également ses capacités d’épuration doubler à 500.000 éq.hab après l’entrée en service de la deuxième tranche en août 2015, selon les responsables du chantier, mais M. Zoukh a exigé sa réception en juillet.

Les travaux de la 2e tranche de cette station, qui auront coûté 2,656 milliards DA, sont réalisés à 80% L’infrastructure ainsi renforcée aura à traiter les rejets liquides de six communes à l’ouest de la capitale, à savoir Beni Messous, Ain Bénian, Chéraga, Staouéli, Dely Ibrahim et Ouled Fayet.

Les eaux traitées dans cette station seront réutilisées dans l’agriculture et l’arrosage des espaces verts, a dit le directeur de wilaya des Ressources en eau, Smail Amirouche, précisant qu’un projet est en cours de réalisation pour les transférer par canalisation vers Baïnem, Bouchaoui et les Grands Vents (Dely Ibrahim).

De 6% en 2006, le taux de traitement des eaux usées dans la capitale est passé à 60% en 2014 et l’objectif est d’atteindre les 85% en 2015 et les 100% en 2018, a rappelé M. Zoukh.

Par ailleurs, le wali a inspecté le projet de réalisation entamée en 2004 d’un nouveau collecteur intercommunal (El Biar-Sidi M’hamed) qui, une fois totalement mis en service en juillet également, permettra d’assurer l’évacuation des eaux usées et pluviales, et de protéger le port d’Alger contre la pollution, selon les responsables du chantier.

M. Zoukh a enfin visité plusieurs points du chantier d’aménagement d’Oued El Harrach, dont la rive droite de l’embouchure a été ouverte au début de cette saison estivale 2015.

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