23 centrales photovoltaïques prévues avant fin 2015

Lundi 25 mai 2015

Le 1er Salon de la sous-traitance s'ouvre dimanche : Stimuler le savoir-faire local

Le P-dg de Shariket Kahraba wa Takat Moutadjadida (Sktm, filiale de Sonelgaz), M. Chahar Boulakhras, a indiqué que 23 centrales électriques photovoltaïques d’une capacité de 343 mégawatts (MW) devraient être réceptionnées dans les Hauts Plateaux et le Sud d’ici à fin 2015.

Sur cet ensemble, 13 centrales d’une puissance de 265 MW seront installées dans la région des Hauts Plateaux, et 10 autres dans le Grand sud pour une puissance globale de 78 MW.

Certaines de ces centrales sont à un taux d’avancement "assez appréciable", alors que celle de Djanet (3 MW) est déjà opérationnelle depuis février dernier.

Cette capacité prévisionnelle s’inscrit dans le cadre de la première phase du Programme national de développement des énergies renouvelables (PNR) qui vise à installer 22.000 MW d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2030, soit une part de 27% du parc national de production d’électricité dont 4.500 MW à installer d’ici 2020.

Le coût total de ces centrales est de l’ordre de 60 milliards de DA, tandis que chacune d’elles permettra de créer 250 postes d’emploi au cours de la période de réalisation en plus d’une cinquantaine d’emplois durant l’exploitation.

La première phase du programme qui s’achèvera en 2016 est, en effet, une étape expérimentale qui consiste au développement de projets pilotes devant permettre d’"orienter convenablement et de manière efficiente les projets à réaliser à l’avenir dans l’étape du déploiement à grande échelle", précise le premier responsable de Sktm laquelle a été créée dans l’objectif de piloter le PNR pour le compte de Sonelgaz.

Les nouvelles centrales s’ajouteront à l’unité hybride de Hassi R’mel (150 MW), mise en service en 2011, et à la ferme éolienne d’Adrar (10 MW) ainsi qu’à la centrale solaire expérimentale de Ghardaïa (1,1 MW), réalisée pour l’expérimentation des technologies photovoltaïques.

La ferme éolienne, située dans la localité de Kabertene, ainsi que la centrale pilote de Ghardaïa ont été réceptionnées en juillet dernier, rappelle-t-on.

Parallèlement à ces projets, Sktm a acquis récemment dix (10) stations automatiques de mesures météorologiques afin de disposer de mesures terrestres et de déterminer, avec plus de précision, les zones d’implantation des futurs ouvrages de production d’électricité d’origine renouvelable.

==Energie éolienne : lancement des premiers projet en 2017==

En ce qui concerne la filière éolienne, les premiers projets seront lancés dés 2017, avance M. Boulakhras, ajoutant que 21 zones offrant une vitesse adéquate pour l’implantation de fermes éoliennes ont été répertoriées en prévision de l’implantation des futures fermes.

Ce travail de préparation est mené dans le cadre d’un partenariat scientifique et technique entre Sktm, le Credeg (Centre de recherche et développement de l’électricité et du gaz, filiale de Sonelgaz) et le Cder (Centre de développement des énergies renouvelables).

En outre, l’entrée en activité dés 2017 de l’usine de fabrication de modules photovoltaïques (Rouiba Eclairage) devrait permettre de réduire le coût global du programme, selon le même responsable qui précise que ces modules représentent environ 40% du coût d’un ouvrage de production.

Selon lui, la construction de cette usine en partenariat entre dans le cadre de la politique d’intégration nationale envisagée par le gouvernement qui vise, entre autres, à développer une activité industrielle périphérique autour de celle des énergies renouvelables par la création de PME susceptibles de prendre en charge certaines activités comme la sous-traitance et la maintenance des équipements et ouvrages de production.

Adopté en 2011 par le Conseil des ministres, le PNR prévoit une production d’ici 2030 de 22.000 MW d’électricité de source renouvelable, notamment solaire et éolienne, destinée au marché intérieur, en plus de 10.000 MW supplémentaires à exporter.

Ceci correspond à 27% de la production globale d’électricité d’ici 2030 et le double de la capacité actuelle du parc national de production d’électricité.

Des investissements de l’ordre de 120 milliards de dollars sont nécessaires pour la même échéance afin d’atteindre cet objectif.

Par ailleurs, jusqu’à 300.000 postes d’emplois directs et indirects devraient être générés à la faveur de la mise en oeuvre de ce programme, selon des estimations officielles.

L’actualisation des objectifs assignés au PNR et le développement de l’efficacité énergétique ont fait l’objet d’une communication présentée, dimanche dernier, au Conseil des ministres par le ministre de l’Energie, confirmant la volonté du gouvernement de poursuivre son effort de diversifier le bouquet énergétique du pays.

Mohamed RECHACHE

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