Energies renouvelables : Un énorme potentiel à exploiter au sud algérien

Jeudi 29 janvier 2015

Le Sud algérien constitue avec son immense potentiel solaire et éolien la principale charnière du programme national de développement des énergies renouvelables sur lequel l’Algérie mise pour diversifier son mix énergétique.

Avec un ensoleillement annuel moyen évalué à 2.000 heures et un territoire composé à 86% de désert saharien, la puissance solaire de l’Algérie est estimée à environ 2.650 KWh/m²/an dans le sud, ce qui correspond à une capacité électrique 8 fois supérieure aux réserves de gaz naturel du pays, et au plus grand champ solaire du monde.

Adopté en 2011, ce programme prévoyait de produire, initialement, 40% de l’électricité à l’horizon 2030 à partir de sources non fossiles.

Cette stratégie devrait permettre à l’Algérie de se positionner comme acteur incontournable en la matière dans la région et fournisseur majeur d’électricité verte en direction du marché européen en se fixant un objectif d’exportation de 10.000 MW en partenariat, à la même échéance, qui feront partie des 22.000 MW devant être produits d’ici 20 ans.

Mais cette projection a été, récemment, revue à la hausse puisque l’Algérie table désormais sur une production de 25.000 MW, selon des estimations du ministère de l’Energie.

Dans son plan national de développement des énergies renouvelables, l’Algérie avait prévu de dédier 10.000 MW supplémentaires à l’exportation sous réserve de satisfaire trois conditions : un partage de financements avec ses futurs partenaires, une ouverture plus conséquente du marché européen de l’électricité et un transfert de la technologie.

Selon les pronostics, l’Algérie est en mesure de mener à terme ce projet d’envergure pour produire d’ici à 2030 plus d’un tiers des besoins du pays en électricité à partir de sources renouvelables.

Le groupe Sonelgaz, chargé de la mise en oeuvre de ce projet, a déjà achevé les études de faisabilité de l’actuel programme de 12.000 MW et a déjà des estimations sur le coût et la rentabilité de ces projets.

Le gouvernement est décidé de diversifier le bouquet énergétique du pays en optant pour l’énergie solaire malgré ses coûts très élevés qui oscillent entre 10 à 12 DA le kilowatt contre 2,5 DA kWh pour l’électricité produite à partir du gaz.

L’actualisation du programme des énergies renouvelables vient en application des mesures édictées en décembre dernier par le président de la République qui avait chargé le secteur de l’Energie de promouvoir la rationalisation de la consommation interne d’énergie, tout en développement les énergies nouvelles et renouvelables.

Pour rappel, l’Algérie s’est déjà dotée de sa première centrale hybride (gaz-solaire) à Hassi R’mel (150 MW) mise en service en 2011 ainsi qu’un parc éolien de 10 MW à Adrar opérationnel depuis juillet 2014.

Ces deux installations font partie d’une soixantaine d’autres projets à réaliser d’ici 2030 pour un investissement de prés de 120 milliards de dollars, dont 60 milliards consentis par les pouvoirs publics.

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