L’Algérie prend part au projet international JEM-EUSO, un télescope spatial géant

Dimanche 24 novembre 2013

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki, a annoncé dimanche à Alger que l’Algérie a été admise dans le projet JEM-EUSO, un télescope spatial géant de la station spatiale internationale.

"C’est un projet qui regroupe plus de 300 chercheurs de renom de par le monde, affiliés à 80 instituts et agences prestigieuses, telles que la Nasa et l’agence japonaise Jaxa", a précisé le ministre lors d’une conférence de presse tenue au Centre de développement des technologies avancées (CDTA).

M. Mebarki a fait savoir que l’Algérie allait participer à ce projet avec 31 chercheurs issus de cinq (5) universités (Annaba, Constantine, Tlemcen, M’sila et Jijel) ainsi que de deux (2) centres de recherche, à savoir le CDTA et son unité de Sétif et le Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG).

Il a ajouté que le CDTA "sera le point focal du projet dans ce programme", précisant que la proposition de la participation financière de l’Algérie s’élevait à un (1) million de dollars et sera destinée au déplacement des chercheurs pour l’acquisition du savoir-faire et la conception de certaines parties du télescope géant qui sera arrimé à la station spatiale internationale.

Outre l’Algérie, 14 pays participent à ce programme, à savoir le Japon, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Mexique, la République de Corée, la Russie, l’Espagne, la Slovaquie, la Suède, la Suisse, la Pologne et la Bulgarie.

Le télescope géant JEM-EUSO devrait être opérationnel en 2017 avec pour objectif principal de "percer le mystère de l’origine des particules les plus énergétiques jamais observées dans l’univers en l’état actuel des connaissances".

"Nous sommes le seul pays arabe, musulman et africain à être admis dans ce cercle de recherche, après deux années d’évaluation par des experts internationaux, des potentialités scientifiques et technologiques algériennes", s’est félicité M. Mebarki.

L’équipe de chercheurs algériens se déplacera le 5 décembre prochain pour la mise en œuvre des tâches qui leur ont été confiées, a-t-il précisé.

Le ministre a également présenté un deuxième et troisième projets d’"envergure" engagés par le ministère pour la conquête de la connaissance scientifique spatiale et "qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de recherche scientifique et de développement technologique".

Le deuxième projet ambitionne d’enrichir la connaissance universelle par la réalisation d’un observatoire astronomique piloté par le CRAAG et fédère les universités de Constantine et de Batna, a-t-il expliqué.

Le ministre a indiqué que l’étude pour le choix du site a été réalisée en collaboration avec une équipe japonaise qui sera partie prenante du projet, précisant que le choix s’est porté sur le mont Chelia dans les Aurès.

"Cet observatoire va servir à nous prévenir des menaces en provenance de l’univers et à développer la connaissance sur l’univers dans le cadre d’un réseau mondial d’observatoires", a précisé le ministre.

Le troisième projet a pour but de compléter les deux premiers par le développement de la connaissance sur l’univers et essentiellement le système solaire, à travers l’exploration et l’exploitation des objets stellaires (météorites). Il servira également comme outil de préservation du patrimoine géologique national.

"Ces météorites portent toute l’histoire de l’univers et apportent une masse de connaissances nouvelles sur de nouveaux types de matériaux rares", a encore ajouté le ministre.

Le siège de l’institution en charge de ce projet sera à Alger avec des ramifications couvrant l’ensemble du territoire national.

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