ActualitéDernières nouvellesEnergies renouvelablesEnvironnementPartenariat internationale

Un rapport de l’Agence allemande GTAI le souligne: accélération de la transition énergétique en Algérie

Un rapport de l’Agence allemande du commerce et de l’investissement (GTAI) a souligné l’accélération de la transition énergétique lancée par l’Algérie. 

Un rapport de l’Agence allemande du commerce et de l’investissement (GTAI) a souligné l’accélération de la transition énergétique lancée par l’Algérie, à travers une série de projets structurants dans les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.

Le renouvelable, levier de préservation des exportations gazières

Les auteurs du rapport assurent que «malgré l’importance de ses réserves d’hydrocarbures (…), l’Algérie affiche une ferme volonté de ne pas rester à l’écart du développement mondial des énergies propres». Une volonté concrétisée à travers la mise en service progressive de grands parcs solaires et par le lancement d’importants programmes d’investissement dans les énergies renouvelables.

Le programme de 15 gigawatts d’énergies renouvelables installés à l’horizon 2035 est mis en avant dans ce rapport, précisant qu’une partie des centrales prévues dans ce projet est déjà raccordée au réseau électrique national. C’est le cas des deux centrales solaires d’El Meghaier et de Biskra, d’une capacité de 200 mégawatts chacune, entrées en service en avril dernier. Une capacité qui devrait être renforcée par 1.400 mégawatts supplémentaires qui viendraient alimenter le réseau avant la fin de l’année en cours.

La GTAI a indiqué, à ce sujet, que «la stratégie énergétique algérienne vise principalement à réduire la forte dépendance du pays au gaz naturel dans la production électrique», soulignant que le développement des énergies renouvelables représente le «levier» à même de préserver les capacités d’exportation gazières du pays, tout en répondant à la croissance de la demande nationale en énergie. Une stratégie qui s’appuie, dans sa concrétisation, sur une structuration de l’industrie solaire locale marquée par l’émergence d’acteurs nationaux spécialisés dans la fabrication de modules photovoltaïques, l’ingénierie et le développement de projets.

L’éolien et l’hydrogène vert, les autres atouts

Outre le solaire, l’Algérie dispose, également, d’un important potentiel éolien «encore largement inexploité», note le rapport. «A ce jour, un seul parc éolien d’une capacité de 10,2 mégawatts est opérationnel à Adrar. En coopération avec la Banque mondiale, les autorités étudient toutefois la faisabilité de projets éoliens totalisant 1.000 mégawatts répartis sur dix sites», souligne le document.

Afin de faciliter l’intégration des futures capacités renouvelables, le développement des infrastructures électriques constitue également « un axe majeur » de cette transition, affirme l’agence. Dans ce cadre, un vaste projet de lignes à haute tension de 400 kilovolts sur environ 880 kilomètres doit permettre de relier le sud du pays au réseau national. L’Algérie entend également jouer un rôle central dans l’économie émergente de l’hydrogène vert, selon le rapport.

40 térawattheures d’ici 2040

«Le pays se positionne désormais comme un acteur-clé de cette filière stratégique, avec l’ambition affichée de couvrir, à terme, jusqu’à 10% des besoins européens en hydrogène», a indiqué le rapport. La stratégie nationale de l’hydrogène prévoit le développement de l’hydrogène vert et bleu ainsi que la montée en puissance des exportations. Les objectifs fixés tablent sur une production pouvant atteindre 40 térawattheures d’ici 2040, dont une large partie destinée aux marchés extérieurs.

«Grâce à sa proximité géographique avec l’Europe, à son vaste réseau gazier existant, à son fort ensoleillement et à la disponibilité de larges espaces sahariens, l’Algérie dispose de nombreux atouts pour devenir un partenaire énergétique majeur de l’Allemagne et de l’Europe dans le domaine des énergies renouvelables et de l’hydrogène», estime l’agence allemande.

L’Allemagne «soutient également plusieurs initiatives concrètes en Algérie, notamment à travers le financement par la banque de développement KfW d’un projet pilote d’ammoniac vert à Arzew, dans la région d’Oran», avance la GTAI.

C. S

Author Details
Digital Communication
×
Digital Communication
Latest Posts