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Signature d’une convention entre le ministère de l’Environnement et la DGSN : pour un environnement sain et sauf

Une convention de partenariat a été signée, hier, entre le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie et la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), consacrant une nouvelle étape dans le renforcement de la coordination institutionnelle en matière de protection de l’environnement et de préservation du cadre de vie.

L’accord a été paraphé par Mme Kaouter Krikou, ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, et M. Ali Badaoui, directeur général de la Sûreté nationale, en marge d’une journée d’étude portant sur le cadre législatif et réglementaire relatif à la protection de l’environnement, organisée à l’École supérieure de police Ali-Tounsi.

Cette convention a pour objectif d’instaurer un cadre structuré de coordination et de coopération, axé sur la préservation et la protection de l’environnement, la prévention et la lutte contre les différentes formes de criminalité environnementale, ainsi que sur le renforcement des programmes de formation, de sensibilisation et d’éducation environnementale, en vue d’améliorer l’efficacité de l’application des législations environnementales sur le terrain.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, Mme Krikou a indiqué que la signature de cette convention de coopération traduit la volonté de son département de consolider la coordination sécuritaire dans le domaine environnemental, tout en œuvrant simultanément au renforcement des capacités de formation des équipes policières spécialisées dans les questions environnementales.

Elle a précisé que cet objectif sera concrétisé à travers l’organisation de ateliers spécialisés, encadrés par l’Institut national des formations environnementales, placé sous la tutelle de son ministère, dans le but de doter les cadres et agents concernés des compétences nécessaires à une meilleure prise en charge des problématiques environnementales sur le terrain.

Une vision globale visant à ancrer la culture environnementale

La ministre a souligné que ces actions de formation seront accompagnées de campagnes de sensibilisation destinées à mettre en évidence l’importance de la connaissance approfondie des cadres réglementaires et juridiques relatifs à l’environnement, ainsi que la nécessité impérative de leur application effective et rigoureuse sur le terrain. Mme Krikou a affirmé que cette démarche s’inscrit dans une vision globale visant à ancrer la culture environnementale, à renforcer la prévention et à garantir une application cohérente et harmonisée des textes réglementaires, dans une perspective de protection durable de l’environnement et d’amélioration de la qualité de la vie.

À ce titre, elle a mis en exergue les efforts considérables déployés par les services de la Sûreté nationale, en particulier la Police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement, soulignant leur engagement constant, appuyé par des techniques modernes et des outils opérationnels avancés. Ces efforts reflètent, selon la ministre, la pleine conscience affichée par la DGSN quant à l’impératif de complémentarité et de convergence des actions, visant à garantir la protection du cadre environnemental et la sécurité des citoyens, dans le strict respect des législations nationales et en parfaite adéquation avec les engagements internationaux de l’Algérie, fondés sur une adaptation constante aux évolutions contemporaines. Elle a enfin, réaffirmé l’engagement de son secteur à maintenir une coordination étroite avec l’ensemble des partenaires institutionnels, notamment les services de sécurité, afin de traduire ces orientations stratégiques en actions concrètes, efficaces et durables, au service de la protection et de la préservation de l’environnement.

De son côté, le directeur général de la Sûreté nationale a indiqué que la rencontre s’est inscrit dans le cadre du renforcement de la coordination intersectorielle et la consolidation de l’approche participative entre les deux institutions. M. Badaoui a souligné que cette synergie vise à unifier les efforts, à favoriser l’échange d’expertises et à garantir une application rigoureuse et efficace des textes législatifs et réglementaires, au service de la protection de l’environnement et de la préservation durable des ressources naturelles.

Dans ce contexte, il a rappelé que l’État, sous la conduite du président de la République, accorde une attention particulière aux questions liées à l’environnement et à la qualité de la vie, considérées, a-t-il précisé, comme une composante essentielle de la sécurité globale. Poursuivant son propos, le DGSN a mis en avant les hautes orientations présidentielles, lesquelles, selon lui, insistent sur la nécessité de conjuguer les efforts de l’ensemble des secteurs et d’adopter une approche participative, reposant sur la prévention, la sensibilisation et l’application rigoureuse de la loi.

Les crimes environnementaux, constituent une menace réelle

À cet égard, M. Badaoui a rappelé le rôle central dévolu à la Direction générale de la Sûreté nationale, dans le cadre de ses missions constitutionnelles, en matière de protection de la santé publique, de sauvegarde des personnes et des biens, et d’application des lois et règlements relatifs à la protection de l’environnement. Il a précisé que cette mission s’exerce à travers les opérations de contrôle, la constatation des infractions, les enquêtes sur les crimes environnementaux, et ce, en étroite coordination avec les services du ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie ainsi que les autres secteurs concernés, dans une logique de partage de l’information et d’unification des procédures d’intervention. Dans ce cadre, le premier responsable de la Sûreté nationale a fait état des efforts soutenus consentis pour la spécialisation et la montée en compétence des équipes policières, afin de garantir une plus grande efficacité dans la protection des ressources naturelles et la prévention des risques environnementaux susceptibles de menacer la santé du citoyen et l’équilibre de l’écosystème.

M. Badaoui a indiqué que les crimes environnementaux, sous leurs différentes formes, constituent une menace réelle pour les équilibres écologiques, la santé publique et l’avenir des générations futures. Il a illustré ses propos par des données précises, révélant que 17.346 infractions liées à l’environnement ont été constatées entre janvier et octobre 2024, contre 18.259 infractions pour la même période en 2025, soit une hausse de 913 cas. Selon lui, cette évolution souligne la nécessité de renforcer les capacités de contrôle, d’intensifier les actions de terrain et de moderniser continuellement les méthodes d’intervention afin d’assurer une protection plus efficace du cadre environnemental.

M. Badaoui a relevé l’importance d’investir dans la formation spécialisée, le développement des compétences des cadres et l’adaptation permanente aux évolutions techniques et juridiques du domaine environnementa. Il a, dans le sillage, insisté sur le rôle fondamental de la police dans la sensibilisation à travers sa participation aux campagnes nationales de protection de l’environnement, le travail de proximité et la communication directe avec le citoyen.

El Moudjahid

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