Entre le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables et celui des Hydrocarbures et des Mines, les prérogatives s’entremêlaient, ce qui pouvait engendrer une confusion des rôles des deux départements stratégiques. Pour parer à cette lacune, à même d’entraver la mise en application des différentes feuilles de route visant le développement de ces filières, de nouveaux textes réglementaires portant sur la répartition des tâches et la détermination du terrain de jeu de chaque ministère ont été élaborés pour assurer un meilleur déroulement des projets en cours d’exécution.
À titre d’exemple, le dossier de l’hydrogène, jusque-là géré et promu à l’international par le ministère des Hydrocarbures et des Mines, fera désormais partie des prérogatives du nouveau ministère des Énergies et des Energies renouvelables, créé suite au remaniement ministériel du 14 septembre 2025. Dans ce sens, deux décrets exécutifs fixant les priorités et les prérogatives de chacun des deux ministères sont déjà préparés en attendant leur promulgation dans le Journal officiel. Intervenant hier à l’occasion du premier forum national des cadres du secteur de l’énergie, Mourad Adjal affirme que la création d’un département dédié essentiellement au développement et à la promotion des énergies renouvelables vise à l’accélération de la transition énergétique du pays. « L’objectif d’une telle démarche vise principalement à placer l’énergie propre au centre de l’équation énergétique nationale visée par un programme solide de diversification de la production pour la réussite de sa migration vers un nouveau modèle énergétique où les énergies propres occuperont une place prépondérante », explique le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables. Dans ce sillage, son conseiller Brahim Bounah a dévoilé le contenu du projet de décret exécutif visant la réorganisation de l’administration centrale des deux ministères en affirmant que « les attributions principales du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables portent sur la définition et la mise en œuvre des politiques et stratégies de développement de valorisation des EnR, de l’efficacité énergétique, de l’hydrogène, de la mobilité électrique ».
Pour ce qui est du secteur des hydrocarbures et des mines, l’effort sera désormais concentré de plus en plus sur l’amélioration de la production nationale et la décarbonation et l’industrie de transformation. Outre l’industrie des hydrocarbures, le département de Mohamed Arkab s’occupera également du dossier sensible relatif au développement de la filière de dessalement de l’eau de mer. Un dossier lié directement à la sécurité hydrique du pays, dans un contexte de baisse considérable du taux de pluviométrie dans les différentes régions au nord du pays. En commentant cette entreprise visant la réorganisation des deux ministères et la répartition des prérogatives, le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab affirme que l’évolution des marchés internationaux exige « une grande expertise et une capacité à suivre cette mutation, et ce ne serait possible que par la valorisation des ressources nationales par le développement de l’activité du raffinage, l’industrie de la pétrochimie et la transformation minière et les services de logistique ». De ce fait, ajoute le ministre d’État, « ces nouveaux textes réglementaires concernant les deux secteurs ont été élaborés et seront publiés prochainement, garantissant ainsi la clarté des missions de chaque département et précisant la complémentarité entre les instances centrales et locales et les établissements publics qui en dépendent ».
Par ailleurs, cette répartition et distribution des rôles entre deux ministères sera éventuellement d’un apport considérable à la mise en exécution des programmes ambitieux de l’État destinés au développement et à la diversification de la production nationale, que ce soit dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables ou des combustibles fossiles. Une manière d’accompagner la nouvelle stratégie énergétique orientée beaucoup plus vers l’exportation et par conséquent le renforcement de la position de l’Algérie sur le marché énergétique régional.
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