Les entretiens algéro-allemands, tenus jeudi à Berlin, ont donné un nouvel élan à la coopération énergétique entre les deux pays, avec un accent particulier mis sur l’hydrogène vert, les technologies propres et les solutions à faible empreinte carbone.
Conduite par une délégation de haut niveau, représentant les secteurs des Hydrocarbures, des Mines, de l’Énergie et des Énergies renouvelables, l’Algérie a réaffirmé sa volonté d’accélérer la concrétisation de projets structurants inscrits dans la transition énergétique nationale. Les échanges ont rassemblé le secrétaire d’État au ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie, Frank Wetzel, et la délégation algérienne composée du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, du secrétaire général du ministère des Hydrocarbures et des Mines, Miloud Medjelled, ainsi que de responsables des groupes Sonatrach et Sonelgaz.
Ces discussions, portant sur les moyens de renforcer la coopération énergétique, notamment dans l’hydrogène et les énergies propres, se sont tenues en marge de la réunion internationale consacrée à l’état d’avancement de l’Alliance Algérie-Europe pour l’hydrogène vert (ALTEH2A) et du corridor Sud de l’hydrogène «SoutH2 Corridor», a indiqué un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines. Les deux parties ont passé en revue le bilan de la coopération énergétique bilatérale, déjà dense et dynamique, et ont convergé sur la nécessité de l’élargir à des chantiers plus innovants, notamment autour de l’hydrogène vert et des énergies propres.
Ainsi, lors de ces entretiens, les deux parties ont abordé l’état et les perspectives de la coopération entre l’Algérie et l’Allemagne dans le domaine de l’énergie, notamment dans le cadre du partenariat stratégique unissant les deux pays, réaffirmant la volonté commune de renforcer cette coopération, à travers l’exécution de projets concrets dans les domaines économique et énergétique, notamment l’hydrogène et les énergies propres, a précisé la même source. À ce titre, les deux parties se sont félicitées du niveau de coopération déjà établi entre Sonatrach et les sociétés allemandes, dont VNG et d’autres partenaires, ainsi que des résultats enregistrés dans les projets énergétiques en cours.
Elles ont souligné l’importance d’élargir ce partenariat à la formation, à l’assistance technique et au renforcement des capacités, afin de soutenir le transfert de connaissances et le développement de technologies modernes au service de la transition énergétique et du développement durable. L’importance d’approfondir la coopération algéro-allemande dans le domaine des nouvelles technologies et des énergies renouvelables a été soulignée, ainsi que la volonté de l’Algérie de renforcer son partenariat avec l’Allemagne, à travers des projets concrets et innovants, aux mieux des intérêts communs et à même de contribuer au développement durable et de renforcer la transition énergétique. Dans le même esprit, l’importance d’approfondir la coopération algéro-allemande dans les nouvelles technologies et les énergies renouvelables a été réaffirmée, de même que la volonté de l’Algérie de consolider ce partenariat, à travers des projets concrets et innovants, porteurs d’intérêts communs et contribuant durablement à l’accélération de la transition énergétique.
Lors de cette rencontre, les opportunités de partenariats mutuellement bénéfiques ont été examinées, notamment dans les domaines d’application des techniques à faible empreinte carbone, en vue de limiter les émissions dans le secteur gazier, ainsi que dans le développement, le transport et la commercialisation de l’hydrogène vert. Les échanges ont également permis de présenter les avancées du programme national de production de 15.000 MW d’énergie solaire photovoltaïque, à l’horizon 2035, un projet structurant placé sous la supervision du groupe Sonelgaz. Ce programme, qui renforce la sécurité énergétique du pays, représente l’un des leviers majeurs de l’intégration progressive des énergies renouvelables dans le mix énergétique national.
À travers ces entretiens, Alger et Berlin ont réaffirmé leur volonté commune de consolider un partenariat stratégique, fondé sur la confiance, l’innovation et la transition énergétique, en soutenant la réalisation de projets concrets, durables et porteurs pour les deux économies. En mai 2025, l’Algérie avait déjà réaffirmé, avec force, son ambition de devenir un acteur clé de l’hydrogène vert, un secteur stratégique au cœur des transitions énergétiques mondiales. Au Forum mondial de Rotterdam, la délégation algérienne avait mis en avant la compétitivité potentielle de l’hydrogène national, portée par l’immense gisement solaire du pays, son positionnement géostratégique et ses infrastructures énergétiques opérationnelles.
Le secrétaire d’État chargé des Énergies renouvelables, le Pr Noureddine Yassaâ y avait souligné les avancées réalisées autour du concept «Hydrogen Valley», développé en partenariat avec l’agence néerlandaise RVO, confirmant l’engagement du pays dans la structuration d’une filière intégrée.
El Moudjahid





