Le pays a multiplié par soixante-dix le nombre de panneaux solaires importés en 2025.
Marquant un passage stratégique de la transition énergétique, l’Algérie a importé 1,4 gigawatt de panneaux solaires chinois, contre à peine 20 mégawatts sur la même période en 2024. Une hausse vertigineuse, multipliée par soixante-dix, qui marque l’importance d’une tape cruciale dans la mise en œuvre des grands projets nationaux d’énergie renouvelable. Une accélération qui reflète la détermination de l’État à renforcer ces actions pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles en faveur d’une réelle transition vers les énergies renouvelables telles que le solaire.
Dans ce contexte, un rapport de l’Unité de recherche sur l’énergie, précise que les mois de janvier (390 MW) et septembre (240 MW) ont été particulièrement dynamiques. La tendance traduit une accélération visible du déploiement des projets photovoltaïques sur l’ensemble du territoire. Les volumes trimestriels confirment cette dynamique : «460 MW au premier trimestre, 400 MW au deuxième et 540 MW au troisième. Autant de chiffres qui témoignent de la volonté du pays d’avancer vite vers la concrétisation de son objectif de 3 200 MW de capacités installées à court terme».
Il faut dire qu’ à ce niveau d’avancement, le palier de 3,2 gigawatts constitue la première grande étape d’un plan plus vaste, piloté par le groupe Sonelgaz et soutenu par le ministère des Énergies renouvelables . Cela étant, les efforts consentis par l’État dans le cadre de la transition énergétique, ont permis durant l’année 2025, la pose de la première pierre d’une centrale solaire de 80 MW, dont la première phase sera livrée entre décembre 2025 et janvier 2026. C’est ce que relève le rapport, précisant que «Cette infrastructure s’inscrit dans le cadre d’un programme national d’implantation de 3 GW de nouvelles centrales solaires, réparties sur plusieurs wilayas. L’objectif est d’atteindre une puissance installée de 3 200 MW d’ici 2027, puis de poursuivre l’effort jusqu’à 15 000 MW à l’horizon 2035.
Dès 2024, l’Algérie avait déjà lancé un programme de 20 centrales solaires : 15 centrales d’une capacité totale de 2 GW, 5 autres totalisant 1 GW, auxquelles s’ajoutent plusieurs chantiers en cours, dont une centrale de 200 MW et trois autres oscillant entre 80 et 220 MW». Il va sans dire que cette évolution confirme l’efficience de la stratégie nationale qui vise à réduire la dépendance au gaz naturel, aujourd’hui encore source de plus de 90 % de la production électrique, tout en consolidant le rôle de l’Algérie comme acteur majeur des énergies propres en Afrique du Nord. C’est précisément ce qu’a souligné un responsable du ministère de la Transition énergétique «Notre ambition n’est pas seulement de produire plus, mais de produire autrement».
Une vision qui s’impose dans une conjoncture où tous les ingrédients sont réunis pour faire de l’Algérie l’un des leaders dans le développement de l’énergie verte au niveau continental et international. C’est ce qui définit la vision profonde de l’État, axée sur l’importance de «Bâtir un avenir énergétique plus durable, plus souverain, et aligné sur les objectifs climatiques mondiaux. Avec 1,4 GW importés en neuf mois et des chantiers solaires en cours dans plusieurs régions, l’Algérie s’ancre résolument dans l’ère de l’énergie verte» précise le rapport
L’Expression





