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L’heure est aux énergies renouvelables

Le «24 février bis» que veut Chitour

 

Le Au-delà des aspects environnementaux, la transition énergétique a des enjeux socio-économiques très importants. C’est la base du développement durable…

Le 24 février 1971. Le président feu Houari Boumediene prononce un discours qui restera dans les annales:«On a décidé de nationaliser les hydrocarbures!». C’est par ces mots qu’il venait de déclarer la seconde «indépendance» de l’Algérie, à savoir celle de l’énergie. 50 ans après, l’Algérie est face à un nouveau défi énergétique: la transition vers le renouvelable.

Pour la première fois dans l’histoire du pays, un département ministériel a été créé à cet effet. Il a été confié à un expert en la matière en la personne du professeur Chems Eddine Chitour. Le président de la République vient tout juste de lui renouveler sa confiance. Une décision qui semble conforter ce ministre pour mener à bon port ce plan qui doit sauver les générations futures. Il annonce déjà couleur: l’Algérie doit mener sa révolution verte. «Cinquante ans après l’indépendance pétrolière, (nationalisation des hydrocarbures) nous devons réussir la révolution verte en misant sur les énergies renouvelables.

C’est un nouveau départ qui sera à l’actif du gouvernement actuel dans l’histoire de l’énergie du pays», a-t-il souligné dans une contribution à l’occasion du 50e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, publiée au quotidien national Le Soir d’Algérie. Pour cela, il assure que le gouvernement a comme ambition «un deuxième 24 février pour une nouvelle indépendance». Un «plan Marshall» des énergies renouvelables est à l’étude, assure le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables.

Ce plan doit à court terme mener le pays vers le fameux «mix énergétique» que les pays les plus développés s’emploient à mettre en place. «Ce challenge consiste à réussir à disposer de 50% d’énergie renouvelable et d’économie d’énergie en 2030», a-t-il soutenu avant d’expliquer les grands enjeux de cette nouvelle bataille. «La transition énergétique permettra avant tout une indépendance dans le comportement en sortant de notre comportement de rentier qui se tient le ventre en suivant les convulsions erratiques d’un baril de pétrole dont on ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants», a-t-il précisé. Comme il le plaide, depuis des décennies, le professeur Chitour estime que cela devra passer par la mise en place d’un vrai modèle énergétique.

«Robuste et flexible, qui, sans tarder, commande de freiner par tous les moyens la consommation supplémentaire de gaz naturel», note-t-il. Ce spécialiste est aussi revenu sur les enjeux socio-économiques de ce défi. Selon ses affirmations, cela permettra de créer de la richesse et des emplois! «Il s’agit aussi d’aller vers la création de richesses hors de la rente avec l’intelligence des dizaines de milliers de diplômés à qui il faut donner le goût de l’invention en les encourageant à la réussite de la transition énergétique», a-t-il rétorqué. Chems Eddine Chitour, qui commence à calquer sa vision sur les autres secteurs, se dit très confiant de la réussite de cette révolution, inévitable pour le pays.

L’Expression

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