Dernières nouvellesEnvironnement

Le «train» de la voiture électrique

Si dans les 20 prochaines années l’industrie automobile européenne bascule vers l’électrique, il n’y aura donc plus de pièces de rechange pour les moteurs classiques.

Avec le démarrage poussif de l’industrie automobile dans notre pays, il est désormais opportun de mettre le cap sur la voiture électrique. Moins coûteuse, moins polluante et plus économique, elle offre surtout l’opportunité de le «train» de la voiture électrique qui se déroule sous nos yeux: un tournant majeur dans l’histoire de l’humanité, la révolution électrique qui se déroule sous nos yeux. La facture de l’immobilisme a été lourde quand on sait que l’Algérie a été par exemple pionnière dans les énergies renouvelables, (plus précisément les panneaux photovoltaïques) au début de cette innovation, elle accuse, aujourd’hui, un très grand retard. L’Algérie était au même niveau que le Canada au début des année 1980 dans le domaine informatique, elles est à présent reléguée au banc des nations qui regardent passer le «convoi» de l’informatique.

En dépit de nombreux enjeux économiques et des puissants lobbys énergétiques, qui freinent l’instauration des normes standard dans ce domaine, le véhicule électrique a atteint la maturité suffisante pour un déploiement à grande échelle. Il est fiable, autonome et confortable, même si certains enjeux économiques font retarder l’instauration de normes et standards communs dans ce domaine. Les pays européens sont déjà dans le coup d’après. Ils sont nombreux à décider d’une date pour l’interdiction de la commercialisation des véhicules thermiques neufs.

L’Algérie est appelée à se préparer à l’utilisation généralisée de la voiture électrique, qui devrait connaître un grand essor durant la prochaine décennie. Militant acharné de la transition énergétique, le professeur Chitour non moins ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, anticipe. Il mobilise, sensibilise, alerte et avertit que l’avenir est dans la voiture électrique.

«Actuellement, une voiture (électrique, Ndlr) low-cost on pourra l’avoir pour 10 000 euros. Il n’est pas nécessaire de taper à 20000 ou 30000 euros», a-t-il expliqué, faisant savoir que «nous allons importer quelques voitures». «Le ministre de l’Industrie m’a donné l’assurance que nous allons en acheter», a-t-il expliqué, estimant qu’il faut que les citoyens voient.

Cela, d’autant que la France et l’Allemagne, principaux pays «fournisseurs» de véhicules à moteurs thermiques pour l’Algérie sont en train de changer de cap. La France, s’est fixé la date limite de 2040 où ne seront plus commercialisés les véhicules neufs à motorisation thermique. En France, même si le marché du véhicule électrique se développe, ces motorisations représentent encore plus de 94% des immatriculations.

En Allemagne, le gouvernement envisage une interdiction des véhicules thermiques pour 2030. Mais cette décision n’est pas actée pour le moment, face à la puissante fédération automobile allemande VBA (Verband der Automobil industrie, qui prévoit des dégâts économiques désastreux et sur l’emploi d’une telle décision: 600000 emplois risquent de disparaître. Si dans les 20 prochaines années l’industrie automobile européenne bascule vers l’électrique, il n’ y aura donc plus de pièces de rechange pour les moteurs classiques. Que deviendra alors notre parc qui roule à 100% avec des moteurs thermiques?

 

L’Expression

Author Details
Sorry! The Author has not filled his profile.
×
Sorry! The Author has not filled his profile.
Latest Posts