Enviro Algérie 2010 : ASC en leader des installations solaires

Jeudi 25 novembre 2010

Au Palais de la Culture de Kouba, Alger, où se déroule le deuxième salon algéro-allemand sur l’environnement, l’eau, l’efficience énergétique et les énergies renouvelables, qui a regroupé pour cette édition, une soixantaine d’entreprises et institutions spécialisées, nous avons marqué une halte au niveau du stand de la compagnie solaire algérienne (ASC) afin de mieux connaître l’univers de ces technologies dites du futur.

Cette entreprise doit sa notoriété notamment à la réalisation en 1999, du premier village solaire d’Algérie. Situé aux environs de Tindouf, à Ghar Djbilet, ce hameau saharien est toujours alimenté par un générateur qui tire son énergie non pas du sous-sol, mais du ciel. Avant de se propulser en 2006 en tant que filiale, ce leader national qui a réussi à s’imposer en ce domaine, a débuté son aventure en happant les demandes d’offres nationales au sein d’un simple département de la société mère MIEA, spécialisée dans le montage industriel. Ses 14 ingénieurs et techniciens interviennent dans l’entretien des différents systèmes solaires des compagnies des hydrocarbures de Hassi Messaoud. Au stand d’exposition, une mignonne petite lampe bleue d’éclairage, d’une autonomie de 8 heures, attire l’attention des visiteurs. Elle rappelle les camping-gaz à cartouche, sauf que celle-ci tire son énergie d’un minuscule panneau solaire. « Au grand sud, elle se vend comme des petits pains. Les collectivités locales et les directions des mines se l’arrachent », nous confie-t-on. Mais l’engouement pour ces technologies nouvelles ne semble accrocher que par l’exemple et le modèle. Ainsi, dans la vallée du M’zab, il a suffit qu’un agriculteur de Berriane opte pour une pompe solaire, pour qu’une douzaine d’autres le suive.

La volonté politique des institutions nationales pour le choix du solaire est certes affichée. L’Agence de l’énergie (Aprue) par exemple le soutient jusqu’à un taux de 40 %. Mais tant que le gaz est offert à un prix symbolique, la future option peinera à trouver son chemin. Lhadi Mizi, ingénieur commercial à l’A S C et ancien cadre de la multinationale Total et explique « le citoyen veut bien se jeter à l’eau, mais le coup élevé le décourage. Certes, la volonté politique du pouvoir pour ce choix est affichée, mais les taxes handicapent. Elles sont de 5 % pour les panneaux solaires, 30% pour les batteries et 15% pour les régulateurs. » Pour alimenter 3 lampes et un réfrigérateur, l’option coûte en moyenne 200 000 DA, et un chauffage solaire revient au citoyen - sans l’installation - la bagatelle de 100 000 DA, alors que les traditionnels tournent autour des 4 000 DA ! Malgré cela, une solution est possible pour le dernier exemple cité. La Tunisie l’a trouvée. L’installation est gratuite mais à chaque mois, une agence soustrait de la facture à payer une partie de son dû. Par ailleurs, l’Algerian Solar Company, partenaires d’entreprises allemandes performantes et dont l’expertise est prouvée depuis plus d’une décennie, compte tout prochainement ouvrir à Alger, le premier institut national de l’énergie solaire.

Le ministre de l’environnement était hier particulièrement intéressé par cette initiative. La demande commence à se faire sérieusement sentir. À titre d’exemple, les sociétés étrangères du sud qui déboursent pour les équipes sous-traitantes jusqu’à 200 000 DA par jour afin d’entretenir leurs équipements souhaitent bien se prendre en charge. Il est de même pour les nombreux électrotechniciens et universitaires attirés par ce domaine. En attendant dans quelques années le projet de Sonelgaz d’ouverture d’une usine pour, dans un premier temps monter des panneaux solaires en ambitionnant dans une future étape leur fabrication à 100%, le solaire demeurera toujours cher.

Rachid Safou

Le Courrier d’Algerie

Partager l'article:


Enviro Algérie 2010 : ASC en leader des installations solaires

Les articles les plus récents dans News

Les articles les plus populaires