Des écoles et des instituts supérieurs pour les élites

Dimanche 4 octobre 2009

La rentrée universitaire 2009-2010, placée sous le sceau de la qualité, est marquée cette année par plein de nouveautés. Parmi les mesures consacrées par la réforme de l’enseignement supérieur figure, entre autres, la mise en place des écoles préparatoires et des écoles nationales supérieures. Quelque 600 étudiants suivront cette année des cours dans ces écoles préparatoires à Alger, Oran et Annaba.

Ces établissements sont conçus pour accueillir les meilleurs bacheliers. Ces écoles sont dotées d’un régime spécifique et de moyens conséquents. Après l’année préparatoire, ces élèves intégreront les écoles supérieures. Il y en aura trois à travers le pays. Après l’école supérieure, ces élites intégreront les centres de recherches stratégiques. Ces centres stratégiques formeront la future académie des sciences algérienne. Tout ce cursus sera assuré en partenariat avec des institutions internationales. Le premier centre stratégique à être lancé, en partenariat avec des institutions étrangères, est le centre international de mathématiques. La deuxième grande institution à voir le jour sera un centre international de physique expérimentale.

Le troisième est un centre des énergies renouvelables (construction de la plus grande tour solaire du monde) à la faveur d’un partenariat avec un groupe allemand. Le troisième axe de la réforme s’appuie sur les grands projets fédérateurs ayant des impacts socio-économiques pour le pays. Ces projets seront menés grâce à un montage financier (national et étranger). Le premier a été déjà lancé à Oran. Il sera réalisé à la faveur d’un montage financier entre, d’une part, la direction de la recherche, le CRAAG, le ministère de l’Intérieur et Sonatrach du côté algérien, et IFREMER et des universités françaises, d’autre part. Le projet est intitulé « Sismique Profonde et Investigation Régionale du Nord de l’Algérie » (SPIRAL).

C’est un projet pluriannuel de recherche partenariale visant à étudier la structure profonde de la marge nord-algérienne au moyen de méthodes sismiques de « grande pénétration ». Des chercheurs algériens et leurs homologues européens vont explorer les fonds marins. Ils établiront des cartes de sismicité et prospecteront aussi les éventuels gisements gaziers et pétroliers.

Un autre projet fédérateur consiste en l’industrie du laser qui sera lancé en 2010. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Rachid Harrabouia, a également mis en place une Autorité de la qualité. Un décret ministériel déterminant les modalités du fonctionnement de cette nouvelle entité est en cours de finalisation et d’adoption par le gouvernement. A cela s’ajoute l’installation du Conseil national d’évaluation. Des instituts connaîtront également un changement de statut à l’image de l’Ecole nationale supérieure de commerce (désormais ex-INC), l’Ecole nationale supérieure des sciences financières et commerciales (ex-ESC) et l’Ecole nationale supérieure de la statistique et de l’économie appliquée (ex-INPS). La nouvelle réforme a mis en place le système LMD.

Tous les doctorants issus de ce système signeront un contrat dans nos laboratoires. « Aucun doctorant ne sera laissé sur le bord de la route », promet le ministère. Tous les étudiants en doctorat percevront une bourse équivalente au SNMG (12.000 DA/mois). Doté d’un budget de 100 milliards de dinars, le secteur de la Recherche est chapeauté par un Conseil national de la recherche présidé par le Premier ministre. Un prochain conseil se tiendra durant ce mois d’octobre pour adoption de la feuille de route projetée d’ici à 2012. Autre nouveauté : pour tenter d’attirer les compétences algériennes établies à l’étranger, le gouvernement a promulgué une batterie de textes permettant à ces cadres, de servir le pays tout en vivant dans leurs pays d’accueil.

Le statut de chercheur associé a été institué dans ce sens. Tout chercheur ou professeur dans une université étrangère peut être associé à une université algérienne. Ainsi, le nom de l’université algérienne sera associé dans tout travail de recherche que ce dernier ferait. Le chercheur peut même ne venir qu’une fois par an pour animer des conférences ou assurer des cours, dans une université algérienne. De même, tous les chercheurs algériens établis à l’étranger peuvent faire partie d’un laboratoire de recherche algérien.

Monde Actu - 04/10/2009

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