l’Algérie va abriter le SEER du 12 au 15 février 2018

Dimanche 11 février 2018

L’Algérie sera la capitale des énergies renouvelables. En effet, le pays va abrite du 12 au 15 février 2018 à la SAFEX, Pins Maritimes à Alger le premier Salon de l’électricité et des énergies renouvelables (Seer). Cet événement qui se veut innovateur, verra la participation de plus de 100 opérateurs du secteur énergétique tels que les fabricants d’équipements, les distributeurs, les bureaux d’études, les fournisseurs d’électricité et les installateurs. Ce rendez-vous aura comme interlocuteurs les usagers du grand public et les professionnels de l’industrie et des PME.

D’après Nassima Messaoudi, l’organisatrice du salon, « c’est une première en Algérie ». De son côté, Yacine Amara, co-organisateurs du Seer a affirmé que l’organisation de ce salon représente « une occasion de regrouper les acteurs du domaine de l’électricité afin de présenter leurs derniers produits et solutions, développer les échanges et les affaires dans le domaine », a-t-il dit lors de la conférence de presse tenue à l’hôtel Lamaraz Arts à Kouba, Alger. Le Salon de l’électricité et des énergies renouvelables s’étalera sur quatre journées, où des conférences avec des thématiques différentes concernant l’énergie et la smart city auront lieu. C’est dans la perspective « d’ouvrir ce salon plus au public », a indiqué l’organisatrice. Tout en ajoutant qu’ « il y aura des ateliers où nous allons inviter des clubs scientifiques, diverses universités algériennes, qui vont présenter leurs travaux dans ce domaine ». Selon Akli Ben Hocine, un autre co-organisateur de ce rendez-vous énergétique, le salon vise à « orienter la consommation vers l’économie d’énergie et la diminution du gaspillage ». En outre, le Salon de l’électricité et des énergies renouvelables ambitionne de vulgariser les énergies renouvelables, tout en étant conscient qu’« on ne va pas changer les habitudes de consommation au cours de ce salon, mais on espère au moins se positionner sur le sens du changement des choses ».

Mais les experts soupçonnent une tentative de banalisation des « énergies renouvelables ». En termes clairs, s’exprimant sur l’influence du salon sur le plan environnemental, un expert en électricité a indiqué que cet événement est purement « technique ». « Les domaines de l’électricité et des énergies renouvelables sont liés », martèle-t-il. Poursuivant que l’idée d’ajouter le mot énergies renouvelables était dans le but de les « banaliser ». « Les gens savent que les énergies renouvelables sont là pour produire de l’électricité. On veut banaliser les énergies renouvelables », a-t-il précisé. Il n’a pas manqué de déplorer les habitudes de consommation des algériens. « Nous sommes de très mauvais consommateurs. Parce que pour aller produire, il faut d’abord être un bon consommateur. » Pour cet expert, l’industrie est « une culture, il faut qu’elle soit inculquée en nous ». A l’en croire, l’Algérie produit 15 000 mégawatts d’électricité en général. « Nous produisons 15 000 mégawatts d’électricité en général et l’électricité produite par les énergies renouvelables est de 400 mégawatts », détaille-t-il.

Pour assurer la transition énergétique algérienne, Akli Ben Hocine, conseille qu’il faudrait en premier lieu avoir une bonne « communication », qui, selon lui, manque en Algérie. En deuxième lieu, le spécialiste préconise de confier le secteur aux experts du domaine, pour « agir et leur faire confiance ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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