L’Italie veut des relations énergétiques durables avec l’Algérie

Mardi 6 février 2018

L’Italie veut des relations énergétiques durables avec l’Algérie notamment en matière d’approvisionnements en gaz, a affirmé lundi à Alger l’ambassadeur d’Italie en Algérie, Pasquale Ferrara.

"Comme il s’agit d’un investissement très important, les entreprises dans le secteur de l’énergie cherchent par définition une relation durable dans le temps. J’ai beaucoup de confiance que les négociations en cours (concernant les contrats de livraison du gaz arrivant à terme) vont produire un bon résultat", a déclaré M. Ferrara en marge d’une rencontre organisée par le Club d’affaires algéro-italien (CAAI). Lire aussi : Mémorandum d’entente Sonatrach-ENI sur les énergies renouvelables

L’ambassadeur était interrogé par la presse sur les récentes déclarations du P-dg de Sonatrach Abdelmoumen Ould Kaddour considérant que l’Europe "n’était pas très clair" sur ses objectifs d’approvisionnement en gaz et continuait d’imposer des conditions "inacceptables" à la partie algérienne.

"Je ne peux pas parler au nom des Européens, mais nous concernant, les discutions se déroulent très bien (..) C’est une perspective de longue haleine. Après, on peut négocier des petits détails et des contraintes", a-t-il souligné.

M. Ferrara a fait part également de l’intérêt du groupe énergétique italien ENI pour l’investissement dans le domaine pétrochimique et dans la prospection du pétrole et du gaz en offshore afin "chercher de nouvelles possibilités énergétiques pour l’Algérie".

Pour lui, ces projets en cours de négociations, traduisent une "diversification des intérêts des entreprises énergétiques italiennes en Algérie".

Concernant une éventuelle installation du constructeur automobile Fiat Chrysler en Algérie, l’ambassadeur a indiqué qu’une délégation du groupe italien était en Algérie, il y a 10 jours, pour étudier ce dossier.

A ce titre, Fiat Chrysler examine particulièrement les règles fixées par le gouvernement à travers le nouveau cahier des charges, a-t-il précisé.

Il a par ailleurs souligné l’intérêt porté par les entreprises italiennes à l’investissement en Algérie dans les domaines du ciment, de la production d’ascenseurs, des travaux publics et des énergies renouvelables.

L’ambassadeur italien a réitéré l’appui de son pays aux efforts de l’Algérie dans la diversification de son économie, d’où l’importance de dynamiser le Club d’affaires algéro-italien (CAAI).

Créé en juillet 2016 à Alger par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et l’ambassade d’Italie en Algérie, le club vise à mettre en place un cadre de coopération formel entre les entreprises des deux pays, permettant de favoriser davantage le développement de partenariats durables et plus diversifiés.

Il s’agit d’une structure associative qui favorise la contact directe entre les opérateurs économiques algériens et italiens afin d’encourager les échanges commerciaux et promouvoir les opportunités de partenariat notamment en accompagnant les entreprises italiennes désireuses de s’installer en Algérie.

Le CAAI compte, dans ce cadre, organiser au mois de mars prochain un séminaire consacré aux Petites et moyennes entreprises (PME), selon la présidente du club, Graziella Ferrero.

"Nous allons organiser fin mars un séminaire pour faire connaître l’expérience des PME/PMI italiennes, qui représente le noyau de notre économie et pour essayer de les mettre en contact avec des entreprises algériennes", a-t-elle précisé.

De son coté, le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, a relevé le niveau "très élevé" de l’Italie en matière d’industrie appelant les entrepreneurs algériens à profiter de leur savoir faire.

A ce titre, le CAAI constitue un cadre adapté pour aider les entrepreneurs algériens à mieux mûrir leurs projets de partenariats avec les Italiens et promouvoir des échanges plus équilibrés entre les deux parties, a-t-il noté.

Par ailleurs, M. Haddad a fait savoir que son groupe de travaux publics ETRHB envisage d’investir dans le domaine du ciment avec une capacité de production allant jusqu’à 5 millions de tonnes dans 18 mois et de 10 millions de tonnes en 36 mois.

Concernant son projet d’usine d’acier, dotée d’une capacité de production de 2,5 millions de tonnes, les travaux seront lancés dans une semaine, a-t-il précisé.

Pour rappel, l’Italie est le premier client de l’Algérie et son troisième fournisseur, avec un volume global d’échanges de prés de 9,3 milliards de dollars en 2017

Les exportations algériennes vers l’Italie ont atteint 5,548 milliards de dollars, en hausse de 6,4% par rapport à 2016, tandis que ses importations ont diminué de 19,4 % pour s’établir à 3,754 milliards de dollars, selon les statistiques de la douanes algériennes.

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