L’Algérie classée 42e en matière de performance environnementale

Jeudi 21 octobre 2010

La performance de l’Algérie s’explique par « une amélioration de gouvernance environnementale et les actions coordonnées à l’échelle des territoires ».

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’Algérie est bien classée en matière de performance environnementale, du moins à l’échelle continentale. Elle pointe, en effet, à la première place dans le monde arabe et à la seconde place en Afrique avec un score de 67,4 sur 100 après l’île Maurice, selon l’édition 2010 de l’Indice de performance environnementale (EPI) des universités de Yale et de Columbia (USA).

Au niveau planétaire, notre pays arrive à la 42e place sur un total de 163 pays, gagnant ainsi 24 places par rapport à l’année 2008 où elle occupait le 66e rang. Elle est talonnée par le Maroc (52e), l’Egypte (68e), la Tunisie (74e), la Turquie (77e) et la Libye (117e). Pour évaluer les politiques environnementales des différents pays, les experts des deux universités américaines se basent sur 25 critères tels que la pollution de l’air, l’accès à l’eau potable, sa qualité, l’accès aux installations sanitaires, la protection des mers, de l’habitat et de la biodiversité, les émissions CO2 et l’état des forêts. L’objectif est de mesurer deux indicateurs majeurs renseignant sur l’efficacité de ces politiques environnementales, à savoir la santé de l’environnement et la vitalité de l’écosystème.

La performance de l’Algérie s’explique, selon le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, par « une amélioration de gouvernance environnementale et les actions coordonnées à l’échelle des territoires ». Dans ce contexte, il y a lieu de citer les investissements importants consentis dans le cadre du Plan de soutien à la relance économique (2001-2005) et du Plan complémentaire de soutien à la croissance (2005-2009) pour lutter contre la dégradation de l’environnement et restaurer la vitalité des écosystèmes, l’introduction de la fiscalité écologique en vertu du principe pollueur-payeur et la mise en place d’instruments incitatifs, à travers notamment le Fonds national de l’environnement et de dépollution (Fedep) qui intervient pour aider les entreprises industrielles à réduire ou à éliminer leur pollution et les unités de collecte, de traitement et de recyclage des déchets.

En Algérie, 700 millions de mètres cubes d’eaux usées sont rejetées annuellement. Pour leur traitement, il est prévu la réalisation de 10 stations d’épuration et la réhabilitation de 20 autres. Avec 5 millions de déchets ménagers par an et 2000 décharges non contrôlées, il est prévu la réalisation, dans le cadre du Programme de gestion intégrée des déchets ménagers (Progdem) 50 Centres d’enfouissement technique (CET). Il est aussi prévu la création de micro-entreprises chargées du recyclage des sachets en plastique. Des opportunités existent, notamment pour la mise en place d’une gestion rationnelle de la circulation automobile, la promotion de carburants moins polluants et le développement de centres de contrôle technique pour les véhicules.

La pollution de l’air reste contenue dans des limites acceptables, en dépit de l’augmentation du parc automobile et de l’importance de sa diésélisation avec tous les impacts connus sur l’aggravation des maladies respiratoires. Concernant les changements climatiques, les émissions de gaz à effet de serre rapportées par habitant ou par unité de PIB industriel restent en deçà de celles émises par les pays du Nord. Néanmoins, dans le secteur de l’énergie, des gains importants peuvent être enregistrés par le développement de l’efficacité énergétique et l’introduction plus volontariste des énergies renouvelables, notamment solaire.

El Watan

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