Eclairage : Un choix stratégique

Jeudi 18 janvier 2018

Consciente des défis énergétiques nouveaux, l’Algérie a pris l’engagement de se lancer sur la voie des énergies renouvelables. Un choix stratégique qui consiste à apporter des solutions globales et durables, tant sur le plan de la protection de l’environnement, qu’en ce qui concerne la préservation des ressources énergétiques d’origine fossile.

Aussi, la démarche des autorités algériennes est guidée par cet objectif premier de libérer progressivement le pays de la dépendance aux hydrocarbures, qui hypothèque sérieusement son économie, et en définitive, sa souveraineté. Dans cette optique, la transition énergétique représente une étape cruciale de la transformation de l’économie algérienne décidée dans le sillage du nouveau modèle de croissance. Aujourd’hui, le produit des ventes des hydrocarbures continue d’alimenter le budget de l’Etat à hauteur de 60 %, alors que, cette ressource représente 95 % des exportations du pays. En fait, 32% de la production brute de l’économie sont générés par les hydrocarbures qui réalisent l’essentiel des revenus budgétaires de l’Etat qui demeure, de surcroît, « le principal investisseur (49% du total de l’accumulation brute de fonds fixes) et l’employeur en dernier ressort (25% du total de l’emploi formel) ».

Un constat relevé dans la synthèse du nouveau modèle de croissance. Cela dit, même dans l’hypothèse d’une hausse des recettes pétrolières, la menace qui pèse sur les réserves en devises du pays est toujours présente, à moyen terme, le marché pétrolier mondial étant incertain. Le ministre des Finances a déclaré, en novembre dernier, devant le Parlement, que leur niveau devrait chuter à 85,2 milliards de dollars, à fin 2018, et à 76,2 milliards de dollars d’ici 2020.

Des données qui interpellent sur l’urgence de déployer tout le potentiel national existant pour accélérer le processus de transformation de l’économie nationale, notamment dans le secteur vital de l’énergie. Le gouvernement algérien a décidé, à ce titre, le lancement d’un programme de 22 Gigawatts dédiés à la consommation interne, à réaliser sur la période 2017-2030/40. A court terme, un appel d’offres sera lancé pour le développement de 4 Gigawatts de solaire photovoltaïque sur une période de quatre à six ans. Une première étape qui sollicite un total d’investissement de 4 à 5 milliards de dollars. Un financement très lourd qu’il va falloir trouver auprès de bailleurs de fonds tiers, le secteur privé, entre autres.

Un aspect qui sera abordé dans le cadre de la conférence-exposition organisée, sur la stratégie de la transition énergétique à l’horizon 2030 », par Sonatrach, Sonelgaz, et le Forum des chefs d’entreprises. L’événement qui sera inauguré par le Premier ministre devra mettre en avant les opportunités d’investissement dans le domaine des énergies renouvelables de même qu’il constituera « un signal fort aux investisseurs nationaux et étrangers, et surtout aux bailleurs de fonds » pour attirer les capitaux nécessaires à la mise en œuvre de ce programme.

D. Akila. El Moudjahid.

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