Bientôt plus d’électricité dans le Mena ?

Dimanche 19 novembre 2017

Ce rapport qui présente une nouvelle base de données, qui rassemble des informations sur 67 compagnies d’électricité de 14 économies de la région Mena, dont l’ Algérie, met en avant le manque de rendement des sociétés d’électricité de ces pays...

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord bientôt dans le noir ? Ce n’est pas un euphémisme, mais c’est un avertissement de la Banque mondiale (BM).

« Les pays de la région Mena risquent de ne pas pouvoir satisfaire leurs populations en électricité (BM) Les pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena) risquent d’avoir du mal à satisfaire la demande d’électricité de leurs populations et de leurs économies en plein essor », selon un nouveau rapport (B) publié jeudi dernier sur son site Web. Destiné aux décideurs politiques, aux organismes de réglementation et aux dirigeants des compagnies d’électricité, le rapport intitulé « Shedding Light on Electricity Utilities in the Middle East and North Africa » propose une analyse approfondie des performances actuelles de ces entreprises.

Une amélioration des rendements pourrait financer les investissements indispensables dans le secteur énergétique de la région, estimés en moyenne à 3% du PIB.

Si la faiblesse des tarifs, dont le niveau est trop bas pour couvrir les coûts, explique en grande partie le manque actuel d’efficacité des entreprises d’électricité, des acteurs entrent en ligne de compte, comme les pertes commerciales, les failles du système de recouvrement et les sureffectifs.

Le rapport plaide pour une démarche axée sur le client qui permettrait aux entreprises d’électricité de répondre efficacement à la demande. Il souligne par ailleurs, la nécessité de consolider les capacités de la région et, parallèlement, d’améliorer la rentabilité.

Le rapport présente une nouvelle base de données, qui rassemble des informations sur 67 compagnies d’électricité de 14 économies de la région Mena : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Cisjordanie (Palestine), Djibouti, Egypte, Iraq, Jordanie, Liban, Maroc, Oman, Qatar, Tunisie et Yémen. Il ne faut pas se leurrer ! Si ce rapport parle de façon générale de ces pays, la situation actuelle de l’Algérie y est très bien décrite. L’énergie en général et l’électricité en particulier sont les principaux défis que le pays devra surmonter !

En 2016, après des années de stagnation, les prix de l’électricité, du gaz et de l’essence ont été fortement augmentés. Si le prix de l’essence va encore connaître une hausse cette année, celui du gaz et de l’électricité va y échapper après avoir été longtemps évoqué ! « Il n’y aura pas d’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz et le système de facturation mensuelle n’est pas envisagé également, en tout cas à l’heure actuelle », avait indiqué en fin de semaine dernière, à partir de la wilaya de Constantine (est du pays), Mohamed Arkab, P-DG de la Sonelgaz, coupant court à toutes les rumeurs.

Néanmoins, ce rapport qui est considéré comme un nouvel outil devant aider les décideurs à intégrer les multiples dimensions de la performance de gestion des entreprises de service public face aux grands enjeux de la politique énergétique, montre que l’augmentation des tarifs n’est pas la solution la plus efficace pour atteindre cet objectif. Il est temps que la Sonelgaz soit gérée comme une vraie entreprise commerciale avec un managériat, où seuls les bénéfices comptent. Il y a certes, des opérations de recouvrement des créances qui ont été lancées, mais cela reste une petite goutte d’eau dans un océan bien...électrifié !

Le programme très ambitieux des énergies renouvelables que devait lancer le gouvernement aurait pu optimiser cette nouvelle stratégie en offrant plus de possibilités énergétiques, mais cela c’était sans compter avec le manque de vision et de modèle énergétique à suivre par les responsables du secteur.

L’Expression.

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