Les questions du climat de Cannes à Bonn…

Mercredi 7 juin 2017

Le soixante-dixième festival de Cannes se verdit. Il prend les couleurs de l’écologie. Il met à l’honneur le climat et contribue à sa manière à l’éveil des consciences sur la rapidité du réchauffement climatique.

Cannes n’est pas à son premier coup d’essai. En 2015, le festival s’était clôturé avec le documentaire « La glace et le ciel » qui dresse un portrait du scientifique Claude Laurius réalisé par Eric Jacquet.

Avec la projection hors compétition, lundi 22 mai 2017, du nouveau film d’Al Gore, Champion de la Terre et prix Nobel, « Une suite qui dérange : le temps de l’action », le festival de Cannes donne le ton et confirme sa nouvelle tendance.

Une vérité qui dérange

Déjà en 2006, le premier documentaire d’Al Gore, « Une vérité qui dérange » consacré totalement à la question climatique, avait fait impression et a raflé deux oscars tout en se plaçant à la troisième place des documentaires les plus vus au cinéma aux États-Unis.

À un moment où le G7, lors de sa dernière réunion à Taormina en Sicile, n’est pas parvenu à rallier l’administration américaine à l’Accord de Paris, ce nouveau documentaire se veut un message d’espoir.

Dans ce documentaire, les premières images montrent l’ancien vice-président dans la ferme de son enfance dans le Tennessee, mais également au Groenland, avec des gros plans à couper le souffle sur le processus de fonte des glaces.

Les dernières images sont consacrées à la conférence sur le climat de Paris (COP21) où l’Algérie a joué un rôle actif et remarqué dans la fabrication de l’Accord.

Ce documentaire qui sortira en juillet aux États-Unis et en automne dans le monde, se veut une réponse aux « contempteurs » des défenseurs du climat et aux « climatosceptiques ». L’élan commun est toujours aussi fort

C’est dire que le mouvement pour le climat est aujourd’hui fortement engagé. Les défenseurs multiplient les espaces d’explication et de sensibilisation pour l’éveil des consciences et démontrent, si besoin est, que personne ne peut arrêter cette dynamique. Hélas dans le monde, les phénomènes extrêmes s’intensifient…

Pour le seul mois de mai, une trentaine d’inondations ont emporté des centaines d’hommes et leurs biens. Plusieurs pays ont été affectés : le Sri Lanka (170 morts), le Canada, le Brésil, la Bolivie, la Russie, la Côte d’Ivoire, l’Arabie saoudite, la Thaïlande, la Guyane… Ces phénomènes sont une alerte et un révélateur de l’aggravation du climat sur la planète.

Mais l’élan ne faiblit pas. Jeudi 18 mai 2017, les délégués du climat du monde entier concluaient à Bonn dix jours de négociations sur le réchauffement climatique.

L’ambassadrice fidjienne, Nazhat Shameem Khan, dont le pays présidera en novembre 2017 la prochaine conférence sur le climat, a insisté sur le fait de rester « positif » et de maintenir « l’élan commun » malgré les incertitudes qui pèsent sur l’avenir de notre planète.

*Ambassadeur des Désert et des Terres arides (Convention des Nations Unies pour la Lutte Contre la Désertification). Président de la Fondation des Déserts du Monde. Ancien ministre

TSA

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