Nouveaux défis

Mercredi 31 mai 2017

Le nouveau gouvernement, sous la conduite de M. Abdelmadjid Tebboune, est appelé à mettre à profit son expérience et son itinéraire, pour accélérer le rythme de réalisation et consolider le concept de l’investissement productif, créateur d’emploi et générateur de richesse.

Un grand espoir est fondé en l’action de cet exécutif appelé à parachever le processus de refonte des secteurs de l’éducation et de la santé, notamment pour accompagner les mutations économiques et la modernisation du fonctionnement des institutions de la République, plus que jamais guidées par l’observation des règles de l’État de droit et des droits de l’homme. C’est, a priori, dans le prolongement d’une démarche de refondation, de refonte et de revalorisation, prônée par le Président de la République, pour exploiter au mieux les potentialités nationales, que s’inscrit le programme de ce gouvernement, qui sera soumis prochainement au Parlement, pour son enrichissement et son adoption.

Le projet de loi de finances pour 2018, dont la première mouture sera bientôt élaborée par le gouvernement, devrait opter pour de nouveaux arbitrages budgétaires, afin de permettre au pays de disposer des ressources nécessaires à son développement et de mieux contenir les importations, a préconisé le vice-président du Conseil national économique et social, M. Mustapha Mékidèche.

Point de répit donc pour les membres du gouvernement qui ont du pain sur la planche, pour imprimer un style autre à l’action de l’État dans la perspective de mobiliser l’ensemble des acteurs et partenaires, et de susciter une implication de toutes les composantes de la société. Relancer l’économie par l’utilisation rationnelle des capacités du pays et la rentabilité des ressources nationale, assurer une croissance par le développement d’une petite et moyenne industrie, pour ne pas dépendre des seuls hydrocarbures, demeurent assurément les objectifs à atteindre par cet Exécutif, dont l’avantage réside dans le savoir-faire de son premier responsable et l’esprit d’entreprise et d’innovation de sa composante renouvelée en partie. Un avantage appuyé par la confiance du premier magistrat du pays qui fait de la devise « Une Algérie forte et sereine », une motivation première de sa projection. Forte justement par les performances et la stabilité de ses institutions démocratiques.

Le gouvernement Tebboune, en cette phase à la fois particulière et problématique, aggravée par les effets de la crise financière, devra valoriser la notion de rigueur, de rationalité et de pragmatisme dans l’application de son programme d’action. Un programme qui obéit exclusivement aux normes et règles économiques, et qui doit situer les urgences et percevoir les exigences de l’étape. Deux faits illustrent cette option d’en finir avec la rente tirée de la vente des hydrocarbures à l’état brut : l’annonce de l’appel d’offres du mégaprojet « Atlas 1 », d’une capacité globale de 4.050 mégawatts d’origine solaire de type photovoltaïque, et le forum d’affaires Algérie-UE, dédié à l’investissement dans les énergies renouvelables, que notre pays abritera dans moins de deux semaines.

Enfin, si les attentes et les préoccupations des populations, notamment juvéniles, restent nombreuses, il est demandé à cet exécutif d’être constamment à l’écoute et de prioriser ses actions sur la base d’une feuille de route à exposer en toute transparence. Un nouveau départ est annoncé, et, au-delà des couleurs politiques, ce gouvernement a besoin d’être conforté dans ses missions sociales et économiques. Un soutien qui aura valeur de cause nationale… La cause de la paix, de la stabilité et de la prospérité du pays.

EL MOUDJAHID

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