Des sociétés étrangères à la recherche de partenaires locaux

Dimanche 30 octobre 2016

La 7e édition du Salon des énergies renouvelables, des énergies propres et du développement durable (ERA 2016) a été inaugurée, hier, au Centre des conventions d’Oran par le ministre de l’Energie, Nourredine Boutarfa, accompagné du ministre des Ressources en eau, Abdelkader Ouali.

La stratégie du gouvernement, au-delà des préoccupations énergétiques, intègre la dimension industrielle pour, d’une part, préserver les ressources fossiles et protéger l’environnement, et, de l’autre, contribuer à faire émerger une industrie du renouvelable, qui, à terme, assurera la transition vers une économie durable. Pour ce deuxième aspect, le ministre tient compte de la nécessité de rechercher des partenariats internationaux fiables.

« En plus du mécanisme d’appel d’offres à investisseurs nationaux et/ou étrangers pour constituer des partenariats, un dispositif spécifique de mise aux enchères de quantités d’énergies renouvelables sera mis en œuvre à l’intention des investisseurs nationaux », indique-t-il. Des mesures de soutien à l’investissement pour accompagner le développement des énergies renouvelables hors réseau électrique (les applications étant diverses dans le domaine de l’agriculture, des ressources en eau, etc.) sont également prévues dans le programme.

Au Salon, la présence française est remarquable, avec plusieurs exposants encadrés par Business France et l’Agence française de développement. « Beaucoup d’entreprises françaises sont déjà venues en Algérie, certaines ont déjà entamé des partenariats, d’autres s’apprêtent à le faire et les nouvelles dispositions annoncées par le gouvernement (avis d’appel d‘offres) ne feront que renforcer les partenariats », indique Kamel Silhadi, conseiller à Business France, rappelant pour l’exemple que, dans le domaine du solaire, la ressource est disponible. Bren-Tronics est l’un des participants de l’ERA 2016 pour la production d’accumulateurs au lithium qui s’intègrent dans les systèmes d’énergie photovoltaïque.

Ce type de partenariat entre une filiale française d’une société américaine et une entreprise algérienne est appelé, grâce à une possibilité de transfert de technologie, à se développer avec la mise en œuvre du programme de développement d’une industrie du renouvelable. La majorité des exposants sont nationaux avec, hormis les entreprises économiques ou industrielles, une forte présence du secteur de la recherche scientifique.

C’est le cas du centre de développement des énergies renouvelables, impliqué dans des actions expérimentales, une veille technologique embrassant plusieurs types de technologies, dont celle liée à l’hydrogène. Sur un autre registre, l’ONA (Office national d’assainissement) a eu la bonne idée d’inviter les agriculteurs de Tlemcen, qui ont bénéficié du système d’irrigation par les eaux épurées d’une station implantée sur un site de Henaya. Le projet, entamé il y a trois ans, concerne un périmètre de près 900 ha réservé à l’arboriculture. « Auparavant, c’était le calvaire, car nous allions chercher l’eau à 15 km et nous devions faire face aux pertes dues à l’évaporation et à la dégradation des ouvrages construits en plein air », explique Lablak Selmane, ancien président de l’Association des irrigants de cette région.

Djamel Benachour.EL WATAN.

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