Le projet Desertec n’a pas été délaissé

Mardi 12 avril 2016

Desertec, ce projet éco-énergétique de grande envergure qui prévoit l’exploitation du potentiel solaire du Sud, n’a pas été délaissé et reste toujours au centre des tractations entre l’Algérie et l’Allemagne.

C’est ce qu’a affirmé mardi le président de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie), Brahim Abdelatif, en marge des travaux de la conférence consacrée au « photovoltaïque et son raccordement au réseau électrique en Algérie ». Ce projet, selon le président de AHK Algérie, « nécessite la révision de beaucoup de détails et sera soumis en vue de son lancement et de sa concrétisation à une stratégie bénéfique au pays ».

La rencontre algéro-allemande, la dixième du genre, a justement pour ambition de « développer la gestion des énergies renouvelables, de partager les expériences et de faire des recommandations ».

Les énergies renouvelables représentent, pour le PDG de Shariket Kahraba Wa Taket Moutadjadida (SKTM), ChaherBoulakhras, un instrument de lutte contre le réchauffement climatique, un gain en gaz et la création de 200.000 emplois directs et indirects. « Le recours massif aux énergies nouvelles et renouvelables sous toutes leurs formes, directes : photovoltaïque, thermique, ou indirectes : éolien, biomasse, est devenue une priorité nationale », a-t-il affirmé.

En présentant le programme national pour la promotion des énergies renouvelables 2015-2020 et le potentiel du marché photovoltaïque algérien, le PDG de SKTM a indiqué que « le projet de produire 350 mégawatts (MW) d’énergies renouvelables sera mis en œuvre cette année pour répondre aux besoins des populations des Hauts-Plateaux et du sud du pays ».

Selon lui, il sera même possible d’exporter 10 des 30 gigawatts d’énergies renouvelables à produire à l’horizon 2030 et que la stratégie de SKTM vise à prendre en charge 30% de la demande en électricité des zones du Sud algérien.

Avec un potentiel solaire estimé entre 3.000 à 3.500 heures par an susceptible de fournir une production de 2.500 kilowatts dans les régions du Sud et 2.000 kilowatts dans les Hauts-Plateaux, des stations sont en réalisation à Djanet, Tamanrasset et Tindouf pour une production de 25 MW d’énergies renouvelables.

Créée en 2013 et basée à Ghardaïa, la SKTM est une société de production d’électricité qui contribue à réaliser le programme de 22.000 MW.

Lors des débats, des particuliers ont demandé une meilleure « visibilité de la réglementation et des facilitations dans l’accès au foncier » afin d’atteindre les objectifs tracés. En effet, dans le cadre de la loi sur l’énergie de 2002, des particuliers sont autorisés à réaliser des projets et produire de l’électricité par les procédés renouvelables. Dans ce sens, le Forum des chefs d’entreprise a créé depuis un mois une commission des énergies renouvelables. Son président, Mourad Louadah, a appelé au renforcement du tissu industriel à travers les PME/PMI qui peuvent contribuer à la réalisation du programme national des énergies renouvelables par la fabrication locale d’équipements comme le pied en aluminium.

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