La valorisation des boues des stations d’épuration

Dimanche 2 novembre 2014

Le ministère des Ressources en eau va mettre en place, dès 2015, un schéma directeur de valorisation des boues issues des stations d’épuration afin de les exploiter dans d’autres secteurs telle l’agriculture, a indiqué dimanche à Alger un responsable du ministère.

Emanant d’une étude menée conjointement par un groupement de 4 bureaux d’études sud-coréens pour le compte de l’Office national de l’assainissement (ONA), ce système vise, en premier lieu, à réduire le volume des boues qui ont un impact néfaste sur l’être humain et l’environnement.

Il s’agira aussi de traiter et de valoriser ces boues en les transformant en fertilisants et engrais agricoles, a indiqué le directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement au ministère des Ressources en Eau, M. Hocine Aït Amara, lors de la réunion de présentation de cette étude par la partie sud-coréenne.

L’étude envisage un traitement des boues issues des différentes stations d’épuration à travers l’implantation de sept (7) centres régionaux de recyclage dont chacun chapeautera plusieurs wilayas, et ce, selon la localisation des stations d’épuration, les quantités de boues produites et les conditions géographiques.

Plusieurs sites sont proposés pour implanter ces centres, à savoir Alger, Oran, Annaba, Sétif, Tiaret, Tlemcen et Batna, tandis que de petits centres de recyclage propres à chaque station d’épuration sont envisagés dans les wilayas du Sud.

L’implantation de ces centres, qui se fera progressivement en fonction des priorités et des coûts, démarrera dans les wilayas d’Alger et d’Oran du fait qu’elles produisent les plus grandes quantités de boues, a avancé le même responsable.

Un comité, composé des ministères des Ressources en eau, de l’Agriculture et de l’environnement ainsi que de l’ONA, sera installé prochainement en collaboration avec le groupement sud-coréen pour sélectionner les méthodes de valorisation adaptées à la nature des boues en Algérie.

Ce comité va étudier les stations d’épuration au cas par cas afin d’identifier la qualité et la nature des boues et, finalement, de choisir la méthode de traitement qui se fera soit par la revalorisation agricole soit par l’incinération, a-t-il expliqué.

Les 165 stations d’épuration en exploitation produisent actuellement quelque 250.000 tonnes de boues annuellement avec des prévisions de 400.000 tonnes en 2020, selon les chiffres du ministère des Ressources en eau.

Outre ce programme, deux autres études similaires sont en cours de finalisation en collaboration avec l’Union Européenne, a fait savoir M. Aït Amara.

La première étude devrait définir des normes spécifiques à l’Algérie en matière de qualité des boues susceptibles d’être valorisées dans le domaine agricole notamment.

Quant à la seconde étude, elle consiste à définir les stations d’épuration susceptibles d’être valorisées en énergie électrique.

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