Du photovoltaïque pour les besoins de l’énergie électrique du nouvel aérogare d’Oran

Samedi 11 janvier 2014

projet du nouvel aérogare d'Oran

Les travaux de réalisation de la future aérogare Ahmed Benbella d’Oran, lancés il y a près d’une année, ont atteint un taux d’avancement appréciable, en dépit d’un léger retard en raison de la demande conjointe par l’EGSAO et Cosider, respectivement maître de l’ouvrage et entreprise réalisatrice, pour une étude géotechnique complémentaire à l’issue de la remontée d’eaux pluviales sur le site. C’est ce que nous a précisé Nasreddine Si Larbi, indiquant qu’il s’agit de dispositions de prévention et cette étude complémentaire a eté confiée au laboratoire de travaux publics (LTPO) avec l’assistance du CTC.

"Cette étude a, certes, retardé le projet de 3 ou 4 mois, mais elle nous a permis de nous rassurer sur la consistance de l’assise et des conditions de sa durabilité. Cela a permis également de faire dissiper les doutes véhiculés sur la solidité de l’édifice en raison du site situé en zone marécageuse", a-t-il précisé.

A ce propos, le même responsable illustre ses dires par la piste réalisée en 1982 et qui n’a pas bougé d’un iota, comme cela a été prouvé à l’issue des travaux d’entretien. Les essais effectués sur sa structure ont conclu que son PCN n’avait décliné que de 5 degrés. Actuellement, la phase du radier général est en cours et cette phase consiste au coulage du béton, du cuvelage et des voies de drainage des eaux pluviales. L’assise en question a été renforcée par des pales planches ainsi que des soutènements sur une profondeur de 12 mètres et cette phase cruciale, à savoir le coulage du radier, durera deux ou trois mois. Une fois cete étape échevée, la cadence des travaux ira plus vite, explique M. Si Larbi, du fait qu’il s’agit de travaux de montage de la structure et il n’y aura plus de béton. Le même responsable souligne que Cosider passera à la vitesse supérieure, même si cette entreprise réalise le premier aéroport et la réception de cette aérogare internationale est prévue vers la fin 2015.

Revenant sur les préventions prises par l’EGSAO afin de garantir la pérennité du module, des conventions ont été signées avec des bureaux d’études externes dans le seul but de réduire au maximum les risques, d’autant que des perspectives d’extension ont été retenues afin de permettre de passer en l’espace d’une année de 4 à 6 millions de passagers sachant que les capacités actuelles ne sont que de 1,2 million par an. Parallèlement aux travaux de réalisation, l’EGSAO a engagé un plan de formation pour le personnel appelé à prendre en charge la future aérogare internationale. Sur ce plan, le DG rappelle que cet aspect est une clause contractuelle portant sur le développement des métiers aéroportuaires. Ce volet est entamé et l’entreprise a initié un plan de formation aussi bien en externe qu’en interne en collaboration avec des instituts spécialisés.

Pour rappel, le montant global alloué à ce projet est de 130 millions d’euros et son étude a été réalisée par le groupe d’ingénierie français EGIS, pour un montant de 2,9 millions d’euros. Après la présentation de la première ébauche, l’EGSAO a formulé 25 réserves techniques. La nouvelle aérogare sera réalisée à l’ouest de l’actuelle sur une superficie de 31 ha, dont près de 12 pour le site aéroportuaire. Deux pistes d’une largeur de 45 m et longues respectivement de 3.660 et 3.000 mètres constitueront l’aire d’atterrissage et de décollage avec 16 positions d’aéronefs. Les passagers seront canalisés à travers 3 passerelles télescopiques pouvant joindre deux avions à travers des boyaux d’accès et, dans ce contexte, le nombre de voies d’accès est appelé à atteindre à long terme une dizaine à l’issue de la réalisation de deux autres passerelles de chaque côté du bâtiment. Aussi, une nouvelle tour de contrôle sera réalisée et sera confiée à l’Entreprise nationale de navigation aérienne (ENNA).

Incontestablement, la grande nouveauté réside dans le fait que pour la première fois l’option des énergies renouvelables sera concrétisée avec l’installation de panneaux photovoltaïques pour les besoins de l’énergie électrique, prouvant ainsi que cette option dépassera le stade du slogan. A ce propos, M. Si Larbi nous apprendra que cette nouvelle technologie permettra à l’entreprise d’économiser annuellement 50 millions DA et abstraction faite de l’aspect financier, le recours à l’énergie solaire répond aux perspectives de matérialiser sur le terrain cette démarche pour un environnement propre et au moindre coût.

En attendant la mise en service de cet aéroport, les responsables de l’EGSAO lancent à partir de cette année plusieurs actions de mise à niveau de l’actuel aéroport et dont la finalité demeure l’amélioration constante de la qualité de service. A ce titre, le premier responsable révèle qu’un sondage sera incessamment lancé auprès des usagers afin de recueillir le maximum de doléances et ce en innovant à travers des fiches remises aux clients et qu’ils seront appelés à remplir contrairement au registre de doléances.

De plus et afin de mieux préserver la santé des usagers, l’interdiction de fumer dans l’enceinte de l’établissement sera promulguée incessamment et cette action sera lancée progressivement en tablant au départ sur la sensibilisation.

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