Les turcs souhaitent investir dix milliards de dollars en Algérie en cinq ans

Jeudi 14 mars 2013

Des hommes d’affaires algériens ont rencontré mercredi leurs homologues turcs opérant des secteurs de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables dans des réunions "B to B" dans la perspective de nouer des contrats de partenariat. Des contrats devraient être signés à l’occasion du forum d’affaires algéro-turc prévu dans les tout prochains mois.

Quatorze chefs d’entreprises turcs ont pris part à des rencontres "B to B" organisées mardi à Alger avec leurs homologues algériens, à l’initiative de l’ambassade de Turquie et sous l’égide du ministère turc de l’Economie. La rencontre visait à nouer des partenariats d’affaires dans les domaines de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables. Selon l’attaché commercial adjoint à l’ambassade de Turquie à Alger, M. Erhan Karakoc, cette journée, la première du genre entre chefs d’entreprises turcs et leurs homologues algériens, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre l’Algérie et la Turquie. Elle traduit aussi l’intérêt de la partie turque "pour un marché algérien prometteur, et qui représente un lieu d’investissement pour les marchés africains".

Les responsables turcs affichent l’ambition d’atteindre les 10 milliards de dollars en ce qui concerne le montant des investissements directs turcs en Algérie au cours des cinq années à venir, contre un milliard de dollars actuellement. Les investissements turcs pourraient ainsi se traduire par des investissements dans le domaine de l’énergie, notamment les câbles électriques, mais aussi dans le domaine des énergies renouvelables, pour la production de panneaux solaires. Dans le domaine du gaz, les deux parties ont reconduit le contrat les liant depuis 1988 pour dix autres années à partir de 2014. La signature a eu lieu au début du mois de janvier 2013 à Alger, en présence du ministre turc de l’Energie et des ressources naturelles, M. Taner Yildiz, et du ministre algérien de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi.

Deux usines de textiles en gestation

Pour l’heure, il s’agit, pour les chefs d’entreprises turcs, de tâter le terrain en prospectant les opportunités d’affaires, avant de s’engager dans des partenariats concrets. D’ailleurs, souligne M. Erhan Karakoc, il n’est pas exclu que des contrats soient signés lors de la tenue, dans les tous prochains mois, du forum d’affaires algéro-turc, qui sera organisé à Alger à la faveur de la visite qu’effectuera le ministre turc de l’Economie.

M. Karakoc a rappelé que le dernier investissement turc en date est l’usine d’acier, dans la zone d’activité de Bethioua, près d’Oran, d’un coût de 38 milliards de DA. Le contrat de réalisation a été signé samedi 9 mars à Alger en présence du Ministre de l’Industrie de la PME et de la Promotion de l’investissement, Chérif Rahmani, des représentants de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) et les responsables de la société turque de droit algérien "Tosyali iron & steel industry Algérie", créée en 2007.

Ce complexe, dont 90% du volume de production d’acier seront dédiés à la production du rond à béton, devrait permettre la production de un million de tonnes d’acier par an. L’incidence en termes d’emplois devrait quant à elle être de 1.000 postes directs et 3.500 autres indirects. Les autorités turques sont en attente de concrétiser deux projets d’industrie textile, "actuellement en phase de gestation", a révélé le chargé commercial.

Younès Djama, Magherb Emergent

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