La menace du changement climatique

Vendredi 22 février 2013

La problématique du changement climatique arrive désormais en tête de l’ordre du jour des travaux de la majorité des rencontres et rassemblements internationaux, particulièrement ceux ayant rapport à l’économie. Il est attendu que ce phénomène du changement climatique constitue le grand défi pour la communauté internationale dans les prochaines années, voire décennies, au regard de ce qu’il représente de dangers et menaces à la sécurité internationale au sens large. Et, du fait que ce phénomène a une portée mondiale et que ses incidences sont transfrontalières, tout le monde est concerné sur cette planète, du point de vue de la responsabilité commune bien que les émissions de gaz à effet de serre, cause principale du changement climatique sont le fait des pays industrialisés et que les pays en développement en sont les principales victimes, en particulier l’Afrique qui est appelée à unifier sa position pour défendre sa cause.

Le dyoxyde de carbone (CO2) est le plus grand facteur de pollution, il résulte de la combustion du charbon auquel ont eu recours dernièrement nombre de pays pour la production d’énergie électrique, au regard de son faible coût de revient par rapport à celui des hydrocarbures (gaz et pétrole). On s’attend ainsi à ce que le nombre de centrales de production d’énergie électrique fonctionnant au charbon atteigne le nombre de 7 470 centrales réparties dans 79 pays, avec un fort taux pour la Chine et les Etats-Unis en ce sens que 80% des centrales en Chine et 60% aux USA fonctionneront au charbon.

Cette orientation vers davantage de pollution, d’effet de serre et de changement climatique a suscité une grande inquiétude à l’échelle planétaire, qui a poussé la communauté internationale à signer le Protocole de Kyoto en 1997 qui porte l’engagement de 36 pays industrialisés à réduire de 5% par an leurs émissions de gaz jusqu’en 2012. Durant cette période, de nombreux sommets sous l’égide des Nations unies ont été tenus, de Bali (2007) à Doha (2012), ce dernier s’est conclu sur un accord donnant le coup d’envoi de la deuxième phase du Protocole de Kyoto qui couvre la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020 et concerne l’Union européenne, la Croatie, l’Islande, l’Australie, la Norvège, la Suisse et d’autres pays. Et, si les Etats-Unis, le Canada et la Russie refusent toujours de s’engager envers ce nouvel accord en dépit des vives critiques de la communauté internationale pour leur position, les pays en développement, pour leur part, mettent l’accent sur le maintien et la poursuite de ce mécanisme qui impose aux pays industrialisés d’assumer leur responsabilité historique en matière de « changement climatique ».

S’agissant de l’Algérie, c’est un pays principalement gazier donc non polluant. Qui plus est, l’Algérie est partie du protocole sur le changement climatique et elle restera fidèle à ses engagements et positions visant à l’obtention de résultats probants et palpables à travers l’accès à la technologie et le respect du contenu de l’accord de l’Onu.

De même, l’Algérie est prête à faire face aux effets du changement climatique et à contribuer à l’effort international comme le traduit l’élaboration, depuis des années, de plans destinés à la protection de l’environnement à travers les campagnes permanentes de reboisement et le recours aux énergies renouvelables dans différents domaines, parmi lesquels le transport.

Chronique de la Revue El-Djeich

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