Une session de formation "enerMENA CSP Teaching Materials" à Bou Ismail

Mardi 13 novembre 2012

Sous l’encadrement d’experts de l’Agence spatiale allemande, une session de formation ayant pour thème le "Système solaire à concentration" débutera mardi 13 Novembre à Bou Ismail (Tipasa) au profit de quelque 80 chercheurs universitaires algériens.

Organisé dans le cadre de la coopération scientifique Algéro-allemande, à l’initiative de l’Unité de développement des équipements solaires (UDES) de Bou Ismail (Centre de Developpement des Energie Renouvelables - CDER ), ce stage de trois jours a pour objectif de "profiter de l’expérience allemande, un pays pionnier en matière d’énergies renouvelables", a indiqué la directrice de l’UDES, Nachida Kesbadji Merzouk.

Au programme de cette session de formation, première du genre, des communications sur le projet allemand "Ener Mena", un projet relevant de l’Agence spatiale allemande, portant sur l’énergie dans les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte et Jordanie), a-t-elle ajouté.

Les experts allemands présenteront, à cette occasion, des communications sur les différentes technologies en vigueur en matière de génération de nouvelles énergies, à travers entre autres, les stations solaires, outre les techniques de création d’un pôle solaire et de transfert d’énergies, ainsi que d’autres thèmes liés à l’impact socio-économique de l’énergie solaire.

Cette rencontre sera marquée, jeudi, par la présentation du modèle de formation algérien assuré par le biais d’un master en énergies renouvelables, au niveau de l’université de Blida, ainsi que d’un exposé du projet du pôle technologique algéro-allemand, prévu à la nouvelle ville de Boughezoul (Médéa), a indiqué la directrice de l’UDES.

Elle a ajouté que cette session se propose également de former des encadreurs algériens parmi les docteurs et professeurs universitaires qui représenteront, à l’occasion, dix universités du pays, en plus de cinq laboratoires nationaux de recherche.

"Nous espérons que ce stage de formation, premier du genre en Algérie à être encadré par l’Agence spatiale allemande, contribuera au renforcement de la coopération scientifique algéro- allemande", a déclaré, Sahraoui Tayeb, directeur des études à la Direction générale de la Recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans son allocution d’ouverture de cette session de formation.

"Cette manifestation se propose d’entrainer des professeurs, docteurs et chercheurs algériens à la maitrise de la technologie des stations solaires", et ce en vue d’assurer, a-t-il expliqué, la formation d’ingénieurs dans les universités algériennes, qui contribueront à la concrétisation du programme gouvernemental relatif au développement des énergies renouvelables.

Une série de communications sur le projet allemand Ener Mena, un projet relevant de l’Agence spatiale allemande, portant sur l’énergie dans les pays du Moyen -Orient et de l’Afrique du Nord ( Algérie, Tunisie, Maroc, Egypte et Jordanie), est portée au programme de cette session de formation, est-il signalé.

L’Agence spatiale allemande œuvre, par le biais de son programme à "encourager le transfert de la technologie des stations solaires aux chercheurs algériens", a indiqué, à ce propos, le directeur du projet "Ener Mena ", Louay Kouider, assurant que cette technologie "est très compatible avec les capacités de l’Algérie, qui dispose entre autres, de 3000 bouquets horaires /an de rayonnement solaire".

L’encadrement de cette session de formation est assuré par cinq (5) experts allemands relevant de l’Agence spatiale allemande, qui contribueront à la formation d’ encadreurs algériens, parmi les docteurs et chercheurs participants, issus de 10 universités du pays, et de 5 laboratoires nationaux de recherche.

Les interventions seront axées sur les diverses technologies utilisées dans les énergies renouvelables, dans les stations solaires notamment, ainsi que sur les techniques de réalisation d’une tour solaire, la maintenance et les techniques de transport de l’énergie, ainsi que sur l’impact socio-économique de l’énergie solaire.

Le projet algéro-allemand du "pôle technologique "de la nouvelle ville de Boughezoul (Médéa) sera, en outre, exposé, jeudi prochain, après la présentation d’un modèle de l’expérience algérienne dans le cadre d’un master en énergies renouvelables à l’université de Blida, initiative qui sera accompagnée de recommandations, indique- t-on.

Cette session vise, également, selon le président de son comité d’organisation, Abbas Mohamed, à "former des cadres algériens aptes à créer et à gérer des stations solaires, en prélude à un programme national visant à créer d’autres unités similaires".

Il s’agit, selon la même source du programme national de développement des énergies renouvelables, devant contribuer, à l’horizon 2030, à hauteur de 40% de la production nationale énergétique globale, dont 75 % seront fournies par les stations solaires hybrides, est-il précisé.

L’Algérie dispose, actuellement, d’une seule station solaire hybride, réalisée en 2011, à titre expérimental à Hassi R’mel, fonctionnant au gaz et au photovoltaïque, indique-t-on.

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Une session de formation
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