La Suède propose ses services en matières de développement durable

Mardi 3 avril 2012

La Suède propose à notre pays ses services en matières de développement durable par la voix de son ambassadeur en Algérie Mme Eva Emnéus. Lors d’une journée d’étude algéro-suédoise sur le développement durable, organisée hier à Alger, la Suède s’est dite disposée à prendre part aux différents projets de l’Algérie dans ce domaine.

Pour sa part, la partie algérienne, représentée, notamment par Abdelkader Benhadjoudja, chef de cabinet du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, affirme être prête à étudier toutes les propositions de la Suède. "L’Algérie se prépare à l’après-pétrole et s’est engagée dans plusieurs programmes de développement durable, dont celui ayant trait à l’efficacité énergétique et le programme national climat. Une première dans notre pays", souligne-t-il, en estimant que la Suède est un leader dans ce domaine.

L’éventuel partenariat avec le Suède complétera les échanges entre les deux pays qui ont connu un boom, ces deux dernières années, estime de son côté, Merzak Bejaoui, ex-ambassadeur d’Algérie en Suède.

En effet, assure Mme Emnéus, les exportations suédoises vers l’Algérie ont augmenté de 125% en 2011, soit un volume de 329 millions d’euros, tandis que leurs importations de l’Algérie, ont augmenté de 9%, soit un volume de 150 millions d’euros.

Pour revenir aux projets de l’Algérie dans le cadre du développement durable, la représentante de la direction générale des EPIC Villes nouvelles rappelle l’implantation des cités nouvelles au niveau du littoral, des Hauts-Plateaux et du sud, selon les normes environnementales.

Il s’agit de Sidi Abdellah, Bouinan, Boughezoul, Menea et Hassi Messaoud. "Le taux d’avancement des travaux de réalisation des infrastructures de ces villes nouvelles est mitigé.

A Boughezoul, les travaux sont avancés à 70% tandis qu’à Sidi Abdellah, les travaux sont réalisés entre 10 et 12% et accueilleront respectivement 350 000 habitants et 200 000 habitants", indique Essaid Batana, directeur de l’urbanisme de l’EPIC de la ville nouvelle de Sidi Abdellah. Quant à la ville nouvelle de Menea, elle est en phase d’étude. Idem pour Bouinan qui est en phase d’étude et d’acquisition de foncier. "Cela dit, toutes les villes nouvelles seront prêtes à l’horizon 2030 et dont le but principal est de soulager le nord de la surcharge démographique. C’est la date limite.

Par ailleurs, les infrastructures et les projets de base coûteront, à chaque ville, entre 60 et 100 milliards de dinars", fait savoir M. Batata. Sur le plan énergétique, Salah Bouzeriba, directeur général de l’Agence pour la promotion, rationalisation d’utilisation de l’énergie, signale à la partie suédoise l’intérêt progressif et concret de l’Algérie envers les énergies renouvelables.

Comme exemple, il citera, entre autres, le programme EcoBat qui consiste en la réalisation de 600 logements à base d’énergies renouvelables dont la livraison est prévue pour 2013.

Toutefois, dans ce même contexte, Alessandro Clerici, expert italien, conseille à l’Algérie d’encourager les investissements au lieu des subventions dans les énergies renouvelables, afin que ce secteur avance plus rapidement.

Farida Belkhiri, Horizons

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