Les énergies renouvelables génératrices d’emploi

Mercredi 8 février 2012

"Energies renouvelables", "développement durable", ces termes reviennent de plus en plus dans les médias et ces concepts qui nous semblaient très futuristes et ne concernant que les pays développés, ont fini par devenir familiers à nos oreilles et prendre du sens.

L’économie algérienne historiquement dépendante de ses hydrocarbures, devra s’orienter au plus vite vers d’autres sources d’énergie. À leur tête, les énergies renouvelables. L’Algérie amorce un nouveau tournant énergétique s’appuyant sur le plan de développement des énergies renouvelables adopté par le gouvernement et visant à construire l’économie post-pétrole de l’Algérie de demain.

Ce plan se déroulera en trois phases, la première, d’ici 2013, sera consacrée aux études et au lancement de projets pilotes, la seconde, allant de 2014 à 2015, verra la réalisation des premières installations et la troisième, s’étalant de 2016 à 2020, sera celle du lancement de l’industrie à grande échelle.

À la faveur de cet ambitieux programme, les énergies renouvelables se placent au cœur des politiques énergétiques et économiques menées par l’Algérie. D’ici 2030, environ 40 % de la production d’électricité destinée à la consommation nationale sera d’origine renouvelable.

L’Algérie compte produire à l’horizon 2020 autant d’électricité à partir des énergies renouvelables qu’elle en produit actuellement à partir de ses centrales alimentées au gaz naturel.

Des projets ont été entamés tels que la construction de trois centrales solaires, la réalisation d’une centrale électrique hybride à Hassi R’mel et un parc éolien, édifié à Adrar, qui devrait être fonctionnel en 2012 et produire 10 MW d’électricité.

Dans la même optique, l’Algérie devrait s’engager dans des projets en partenariat, qui devraient non seulement assurer la consommation en électricité du pays, mais également fournir l’Europe à hauteur de 15% de ses besoins. L’Algérie prévoit d’investir environ 60 milliards de dollars d’ici 2030 pour développer la production des énergies renouvelables.

Le développement de ce secteur est un impératif pour la stabilité financière de l’État, la viabilité des finances extérieures et la croissance de l’emploi.

Le programme de développement devra être associé à un programme de formation et de capitalisation qui, à terme, permettra à nos cadres d’acquérir un savoir-faire efficient notamment en matière d’engineering et de conduite de projets. Il devra également être accompagné de mécanismes d’aide à l’emploi et d’un système efficace de soutien aux investissements qui servira de locomotive au développement durable.

Selon le ministre de l’Énergie et des Mines Youcef Yousfi, ce projet pharaonique pourrait drainer 200 000 emplois dont 100 000 pour la production d’électricité à usage national et 100 000 autres emplois dans l’exportation. Ingénieurs en génie climatique, ingénieurs en énergie solaire, techniciens en maintenance électrique, monteurs d’installation solaires, chefs de projet éolien, les besoins en compétences et en savoir-faire ne manquent pas. Le plus grand défi sera de mettre en place une vraie politique de formation pour se tenir prêt à pourvoir le moment voulu, tous ces postes localement, avec une main-d’œuvre algérienne.

LIBERTE

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