Une première centrale éolienne sera implantée cette année en Algérie à Adrar

Dimanche 11 avril 2010

Une première centrale éolienne sera implantée cette année dans la wilaya d’Adrar, a affirmé dimanche à Bou-Ismail (Tipasa), le docteur Belhamel, directeur du centre national des énergies renouvelables (CDER). "Ce projet permettra d’apporter un plus en matière de formation dans cette filière prometteuse qui connaît un intérêt sans pareil dans le monde", a indiqué ce responsable, à l’ouverture d’un séminaire méditerranéen sur l’énergie éolienne.

Ce premier séminaire méditerranéen permettra, selon le responsable du CNDER, d’apporter des éclairages de la part des spécialistes présents et des scientifiques sur les investissements potentiels, la fiabilité des machines et la rentabilité de cette source d’énergie qui, a-t-il assuré, est "abondante en Algérie, non polluante, rentable et durable".

Après un déclin de plusieurs siècles, a-t-il relevé, l’énergie éolienne "revient avec force, en particulier dans des pays du Nord de l’Europe comme le Danemark, la Norvège et l’Allemagne où cette source d’énergie a atteint des niveaux technologiques jamais développés dans la perspective d’arriver au réseau conventionnel sous forme d’électricité à des coûts de plus en plus compétitifs".

En Algérie, où la première expérience sera lancée cette année avec la centrale d’Adrar qui sera financée par Sonelgaz pour un montant de 30 millions d’euros, l’utilisation de l’énergie éolienne "reste dérisoire avec 0,7 MW actuellement", a affirmé la présidente du séminaire, Dr Nachida Kasbadji Merzouk.

Selon cette responsable de la division éolienne du CNDER, un programme est en cours au niveau de son unité pour chercher des sites ventés et une étude vient d’être achevée dans la région de Bejaia-Sétif-Bordj Bou Arreridj où un site situé à Ras El Oued (BBA) a été retenu pour la mise en place d’une ferme éolienne.

Pour elle, l’intérêt de l’utilisation de l’énergie éolienne réside au plan économique (5 à 6 DA le KWH), ce qui est moins cher que le solaire, ne monopolise pas les sols et est non polluant.

Interrogée sur l’objectif de cette manifestation scientifique, qui regroupe des dizaines de spécialistes venus de pays méditerranéens (France, Italie Tunisie, Egypte, Maroc), du Canada et des unités de recherches de l’ensemble du pays et d’étudiants, elle a confié à l’APS, qu’au delà du débat sur l’apport de l’énergie éolienne, de ses bienfaits et méfaits, il est question de créer un réseau méditerranéen de chercheurs et d’acteurs concernés par l’éolien, qu’ils soient des industriels, des fabricants ou encore des formateurs.

La rencontre avait débuté par la présentation de communications sur l’utilisation de l’énergie éolienne dans le monde, sur le bilan énergétique mondial et les prévisions à l’horizon 2030 ainsi que sur les énergies renouvelables dans la perspective "du développement humain" et non pas seulement durable.

La matinée a été clôturée par un débat sur les points faibles de l’éolien, à savoir les nuisances sonores, voire même ses conséquences sur la rotation de la terre selon certains intervenants.

La rencontre se veut être un prélude à une réflexion sur la stratégie algérienne en matière d’utilisation des énergies renouvelables proposée par le professeur Chitour.

Ce séminaire, qui s’étalera sur deux jours, est organisé sous le patronage du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en collaboration avec le ministère de l’énergie et des mines.

APS - 11/04/2010

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