Développement des capacités industrielles pour réussir le programme de développement des énergies nouvelles et renouvelables

Lundi 25 avril 2011

Lire d’avantage sur le Programme Algérien de Développement des Energies Nouvelles et Renouvelables et de l’Efficacité Energétique

Pour accompagner et réussir le programme des énergies renouvelables, l’Algérie envisage de renforcer le tissu industriel pour être à l’avant-garde des mutations positives, aussi bien sur les plans industriel et technique que sur les plans de l’ingénierie et de la recherche. L’Algérie est également déterminée à investir tous les segments créateurs et à les développer localement.

Solaire photovoltaïque

Sur la période 2011-2013, il est prévu d’atteindre un taux d’intégration de l’industrie algérienne de 60 %. Cet objectif ambitieux devrait être atteint grâce à la réalisation d’une usine de fabrication de modules photovoltaïques d’une capacité équivalente à 120 MWc/an par le Groupe Sonelgaz à travers sa filiale Rouiba-Eclairage et dont la mise en service est prévue fin 2013. Cette période sera également marquée par des actions de renforcement de l’activité d’engineering et d’appui au développement de l’industrie photovoltaïque à travers la constitution d’une joint-venture qui regroupera les différents acteurs (Rouiba-Eclairage, Sonelgaz, CREDEG, CDER et UDTS) en partenariat avec des centres de recherche.

Sur la période 2014-2020, l’objectif est d’atteindre un taux d’intégration des capacités algériennes de 80%. Pour ce faire, il est prévu la construction d’une usine de fabrication de silicium.

Par ailleurs, il est attendu qu’un réseau de sous-traitance nationale soit mis en place pour la fabrication des onduleurs, des batteries, des transformateurs, des câbles et autres équipements entrant dans la construction d’une centrale photovoltaïque.

L’Algérie devrait disposer également sur la même période de capacités de conception, de procurement et de réalisation capables d’atteindre un taux d’intégration de l’ordre de 60% par des entreprises algériennes.

Il est également prévu la réalisation d’un centre d’homologation des équipements destinés aux installations des EnR.

Sur la période 2021-2030, l’objectif est d’atteindre un taux d’intégration supérieur à 80%. C’est pourquoi, la capacité de production des modules photovoltaïques devrait être étendue pour atteindre les 200 MWc/an. Cette période serait marquée par le développement d’un réseau de sous-traitance nationale pour la fabrication des équipements nécessaires à la construction d’une centrale photovoltaïque. Elle devrait également être marquée par la maîtrise totale des activités d’engineering, de procurement et de construction des centrales et des unités de dessalement des eaux saumâtres.

Il est prévu au courant de cette même période d’exporter non seulement l’électricité produite à partir des renouvelables mais aussi le savoir-faire et les équipements entrant dans la production d’électricité à partir des énergies renouvelables.

Solaire thermique

La période 2011-2013 connaîtra le lancement des études pour la fabrication locale des équipements de la filière solaire thermique.

Sur la période 2014-2020, il est prévu un taux d’intégration de 50% à travers la mise en œuvre de trois projets majeurs qui seront menés en parallèle à des actions de renforcement des capacités d’engineering :

  • construction d’une usine de fabrication de miroirs ;
  • construction d’usines de fabrication d’équipements de fluide caloporteur et de stockage d’énergie ;
  • construction d’une usine pour la fabrication des équipements du bloc de puissance ;
  • développement de l’activité engineering et capacités de conception, procurement et réalisation.

Sur la période 2021-2030, le taux d’intégration devrait être supérieur à 80% grâce à la concrétisation des projets suivants :

  • extension de la capacité de fabrication des miroirs ;
  • extension de la capacité de fabrication d’équipements de fluides caloporteurs et de stockage d’énergie ;
  • extension de la capacité de fabrication des équipements du bloc de puissance ;
  • conception, procurement et réalisation de centrales par des moyens propres.

Eolien

D’ici 2013, il est prévu de lancer les études pour la mise en place de l’industrie éolienne. Sur la période 2014-2020, l’objectif est de parvenir à un taux d’intégration de 50%. Cette période sera marquée par les actions suivantes :

  • construction d’une usine de fabrication de mâts et de rotors d’éoliennes ;
  • création d’un réseau de sous-traitance nationale pour la fabrication des équipements de la nacelle ;
  • montée en compétence de l’activité engineering et capacités de conception, procurement et réalisation capables d’atteindre un taux d’intégration d’au moins 50% par des entreprises algériennes.

Le taux d’intégration devrait être supérieur à 80% sur la période 2021-2030, grâce à l’extension des capacités de fabrication des mâts et des rotors d’éoliennes et le développement d’un réseau de sous-traitance nationale pour la fabrication des équipements de la nacelle. Il est prévu aussi la conception, le procurement et la réalisation d’éoliennes par des moyens propres ainsi que la maîtrise des activités d’engineering, de procurement et de construction de centrales et d’unités de dessalement des eaux saumâtres.

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MEM

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