Accélérer la transition énergétique

Le développement et la promotion des énergies renouvelables se posent avec acuité. Les raisons sont diverses. La majorité des recettes en devises de l’Algérie proviennent de l’exportation des hydrocarbures, d’où la nécessité de s’affranchir de cette dépendance. Le rythme de la consommation énergétique nationale ne cesse d’augmenter et le pays est confronté à un inévitable épuisement des ressources fossiles. Ce sont autant d’arguments qui plaident pour la mise en place d’une véritable politique de promotion de ce secteur désormais stratégique. Il est dangereux, voire suicidaire, de continuer à envisager l’avenir du pays en comptant sur la pérennité illusoire d’une rente pétrolière.

Opter pour une accélération de la transition énergétique est plus qu’un choix, c’est un axe majeur dans le programme du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune. L’Algérie doit s’affranchir progressivement de la volatilité des prix des marchés pétroliers, maîtriser la consommation et l’efficacité énergétiques. Le plan vise également la promotion de l’industrie pétrochimique nationale ainsi que l’émergence d’un tissu industriel de petites et moyennes entreprises. Une transition énergétique qui s’appuie sur un modèle rationnel de production et de consommation capable de réduire drastiquement le gaspillage et qui permet de négocier intelligemment les coûts de réalisation des installations.

Une nouvelle stratégie innovante qui vise le développement d’une véritable industrie des énergies renouvelables qui doit être associée à un programme de formation et de capitalisation des connaissances. Elle doit aussi mettre à contribution le potentiel scientifique local et celui de la diaspora, notamment en matière d’engineering et de management des projets. L’encouragement de la recherche scientifique est crucial non seulement pour l’acquisition du savoir-faire mais aussi pour l’adaptation des nouvelles technologies au contexte algérien.

Les chances de réussite de la transition énergétique sont tributaires d’une conjonction de synergies, d’une création de passerelles efficaces entre la communauté universitaire et entrepreneuriale, les centres de recherche et l’entreprise, les spécialistes et les chercheurs algériens à l’étranger.

Cette dynamique ne doit pas marquer le pas. C’est pour cette raison que le chef de l’Etat vient de créer un ministère dédié à la Transition énergétique afin de stimuler, entre autres, la mise en œuvre d’un programme d’énergies renouvelables sur les cinq prochaines années. Ce nouveau département, confié au professeur Chems Eddine Chitour, doit pouvoir mettre fin au problème de la définition des prérogatives en termes de gestion du dossier de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, s’est déclaré satisfait de la mise en place de ce ministère qui est en mesure d’engager réellement la transition énergétique. «Il faut reconnaître que jusqu’à présent, on n’a pas tellement emprunté cette voie, parce que l’urgence était d’abord d’avoir de l’énergie», a-t-il indiqué

El Moudjahid

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