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Collectivité locales : l’éclairage public coûte 14 milliards de dinars annuellement

Vers l’élaboration d’un référentiel de l’éclairage public intégrant la spécificité de chaque région.

La facture d’électricité pour les collectivités locales, en 2019, a dépassé le montant de 27 milliards de dinars, soit 5% du budget de gestion de chaque commune.
L’éclairage public constitue la plus importante source de consommation d’énergie au niveau local avec un taux de 56%, suivi des mosquées, les établissements scolaires et les infrastructures administratives. Cet état des lieux a été dressé, hier, à Alger, à l’occasion d’un atelier organisé par le ministère de l’intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire en collaboration avec l’agence de coopération allemande (GIZ).
L’Atelier sur «l’éclairage public performant et intelligeant enjeu de la smart city» a regroupé l’ensemble des operateurs concernés par le domaine, des représentas des collectivités locales, les établissements de gestion de l’éclairage public au niveau local et les entreprises activant dans le domaine.
Selon, Mme Nahla Kheddache, directrice d’étude au ministère de l’Intérieur,  l’objectif est de sortir avec des recommandations pour améliorer l’éclairage public qui est aujourd’hui au cœur des préoccupations par ce qu’il représente une charge pour les collectivités locales avec une facture annuelle qui avoisine le 14 milliards de dinars. «Nous avons mis en place une stratégie pour rationaliser la consommation énergétique sur le patrimoine des collectivités locales, dont l’éclairage public est «l’élément» phare de cette démarche, a expliqué Mme Kheddache, précisant que la stratégie repose sur plusieurs axes. Elle fera savoir que cela  consiste, dans une première phase,  à procéder à la substitution des lampes de mercure qui sont de nature très énergivores par des lampes de sodium ou à LED.
La responsable a, dans ce contexte, indiqué que, «sur les trois millions de lampes que compte le parc de l’éclairage public, 36% sont à base de mercure, alors que  89% des lampes sont conventionnelles qui consomment de l’énergie», tout en soulignant le manque de la maintenance et d’entretien.

Vers l’élaboration d’un référentiel   de l’éclairage public intégrant  la spécificité de chaque région

Dans cette optique, elle fera remarquer que les charges des collectivités locales liées à l’électricité pourront être réduites de 30% en remplaçant les lampes à  mercure par les lampes de sodium et de 60% par les lampes à LED.
Pour la responsable au ministère de l’Intérieur, l’éclairage public constitue le noyau des services publics communaux, d’où la nécessité d’une gestion rénovée et modernisée axée sur l’efficacité énergétique. «C’est le seul  moyen de préserver les ressources et aussi un levier d’économie budgétaire», a-t-elle dit, ajoutant que «le constat établi sur les installations d’éclairage fait ressortir l’important besoin de rénovation, car le parc est composé de matériel obsolète, vétuste et énergivore».
Elle a fait part de l’existence de matériels et de technologies nouvelles permettant aujourd’hui d’améliorer l’efficacité énergétiques du parc d’éclairage et de réguler la consommation dans le temps.
Dans le même contexte, a-t-elle noté, « nous avons instruit les walis pour procéder à la généralisation de l’éclairage public à LED qui est plus performant et économique, de même que la généralisation de l’éclairage public par les panneaux solaires dans les wilayas du Sud et les Hauts Plateaux.
Abordant le programme du ministère de l’Intérieur pour l’année 2019, la responsable a fait savoir que celui-ci a permis de concrétiser un certains nombre d’objectifs, notamment la réalisation de plus de 260.000 nouveaux poteaux d’éclairage, dont 170.000 à LED et 14.000 panneaux solaires, de même que la substitution de pas moins de 430.000 lampes énergivores par des lampes économiques dans le cadre de la rénovation du réseau national de l’éclairage public.
Et d’ajouter que le programme de l’année 2020, d’une valeur de 6,5 milliards de dinars, «est aussi ambitieux», et prévoit la réalisation de 16.000 poteaux d’éclairage public qui fonctionnent avec l’énergie solaire et 39 000 autres à LED, ainsi que la substitution de pas moins de 24 000 lampes à mercure encore en activité dans le parc de l’éclairage public.
De son côté, le commissaire aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique a proposé l’élaboration d’un référentiel ou un guide national de l’éclairage public qui intègre la spécificité de chaque région. M. Noureddine Yassaa a relevé la nécessité de  la substitution de l’éclairage public par le LED ou à l’énergie solaire, tout en soulignant l’intérêt d’effectuer une adaptation selon les régions.
Argumentant, il dira que «l’éclairage public solaire ou par le  LED est performant au Nord du pays mais il ne l’est pas dans le Sud où le climat est différent avec des températures extrêmes». Citant dans ce contexte,  l’aspect sociétal qui doit être pris en considération dans la mise en œuvre du programme, ainsi que l’aspect qualité et durabilité des équipements sont, selon lui,  «extrêmement importants».

El Moudjahid

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